Quelques personnes ont profité de la journée de jeudi pour préparer les installations du Club Multivoile 4 Saisons en prévision des précipitations qui sont prévues dans les prochains jours.

«On se prépare au pire»

Les dirigeants du Club Multivoile 4 Saisons ont profité du beau temps au cours de la journée de jeudi pour préparer leurs installations au cas où les précipitations prévues dans les prochains jours auraient pour effet de faire monter encore plus le niveau du fleuve Saint-Laurent.
Pour l'instant, la crue printanière n'a pas causé de dégâts au site du club nautique situé aux abords du lac Saint-Pierre dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières. Mais les prévisions météorologiques font craindre le pire aux bénévoles qui administrent cet organisme à but non lucratif.
Certains d'entre eux ont d'ailleurs consacré plusieurs heures de leur temps jeudi pour déplacer les quais ainsi que les embarcations et pour sécuriser les constructions se trouvant à proximité du rivage afin qu'ils ne soient pas emportés lorsque le coup d'eau qu'on attend se produira.
C'était notamment le cas de Dominique Vallée, qui oeuvre au sein de ce club depuis de nombreuses années et qui fait toujours partie du conseil d'administration.
«Nous n'avons rien perdu jusqu'à maintenant, mais on se prépare au pire. C'est vraiment à titre préventif», indique-t-elle.
Les administrateurs du club ont également lancé un appel via Facebook à leurs membres ainsi qu'à toute personne prête à les aider.
«Il y a des membres qui ont de l'équipement sur place et ça serait bien qu'ils viennent le déplacer ou le chercher au cas où», ajoute Mme Vallée.
Ironiquement, la corvée de nettoyage du terrain du club qui est effectuée chaque début de saison a eu lieu récemment. Tout était donc prêt pour accueillir les navigateurs. Mais en raison des débris d'arbres et des déchets que l'eau amène avec elle lorsqu'elle monte, tout sera à refaire.
Même si le pire des scénarios se concrétise, les bâtiments du club ne devraient pas être endommagés ou inondés, car ils sont dotés de pilotis et non de fondations régulières. L'eau s'était d'ailleurs rendue jusqu'à leur niveau lors de l'impressionnante crue printanière de 1998.
«Je n'étais pas au club à ce moment-là, mais c'est ce que l'on m'a raconté», mentionne Dominique Vallée.