Réjean Lefebvre

Nouvelles accusations contre Réjean Lefebvre

Shawinigan — Les plaintes de nature sexuelle continuent de tomber contre l’ancien député du Bloc québécois dans Champlain, Réjean Lefebvre, maintenant âgé de 75 ans.

Lors du retour de cette affaire devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Shawinigan, la Couronne a en effet déposé trois nouvelles accusations contre lui pour des gestes commis dans les années 90 contre deux autres présumées victimes. Ces dernières étaient mineures. On lui reproche notamment de s’être livré à des agressions sexuelles et des attouchements sexuels sur l’une d’elles alors qu’elle avait moins de 14 ans, et ce, au début des années 90. Quant à la seconde plaignante, les gestes allégués seraient des agressions sexuelles commises entre 1995 et 1998 toujours dans le secteur de Saint-Adelphe.

À la lumière de ces nouvelles accusations et de la preuve dont il doit prendre connaissance, son avocat Me Bertrand Jacob a demandé de reporter la cause au 13 mars.

Réjean Lefebvre est donc soupçonné de gestes à caractère sexuel qui auraient été perpétrés sur un total de quatre présumées victimes.

En août dernier, le suspect avait été formellement accusé, dans un premier temps, d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et d’agression sexuelle sur une fillette de neuf ans. Les événements seraient survenus le 10 juin 2017 à Saint-Adelphe.

Puis, en octobre dernier, d’autres accusations s’étaient ajoutées pour des crimes de même nature commis, cette fois-ci, entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2006. La présumée victime n’avait que trois ans lorsque les abus auraient commencé.

À ce jour, le suspect n’a pas eu besoin de se rendre devant le tribunal, étant toujours représenté par son avocat en vertu d’un désignation.

Rappelons que l’homme avait été maire de Saint-Adelphe avant de se lancer en politique fédérale. Il avait été élu député de Champlain pour le Bloc québécois en 1993 puis réélu en 1997. En 1999, il avait quitté le caucus de son parti pour siéger comme indépendant en raison de problèmes d’alcool.

Il s’était notamment fait arrêter trois fois pour conduite avec les facultés affaiblies, dont deux fois en 1994. Il avait été acquitté à une reprise.