Le palais de justice de Trois-Rivières.

Nizar Ghalmi en évaluation

Nizar Ghalmi a pris la direction de l'hôpital mardi afin de subir une évaluation visant à déterminer son aptitude à comparaître.
Ce Montréalais de 32 ans, trouvé coupable en avril 2016 de harcèlement criminel à l'endroit d'une femme de la métropole, devait se soumettre au cours de l'été à une évaluation psychiatrique visant à déterminer son niveau de dangerosité et son risque de récidive.
Il ne serait jamais soumis à une telle ordonnance de la cour et aurait même tenté de communiquer avec la victime dans ce dossier, ce que le tribunal lui avait interdit.
Un mandat d'arrestation a été émis contre lui en mai. Lundi, Ghalmi s'est retrouvé au palais de justice de Trois-Rivières sans aucune raison apparente. Il assistait tranquillement au procès des quatre policiers trifluviens accusés de brutalité envers Alexis Vadeboncoeur quand une constable l'a aperçu. 
Ghalmi a été arrêté au palais de justice et a comparu lundi après-midi pour bris de condition. Il a été ramené devant la cour mardi et c'est à ce moment que le tribunal a jugé bon de l'envoyer en évaluation au centre en santé mentale de l'Énergie (l'hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan).
Nizar Ghalmi sera de retour au palais de justice lundi. C'est à ce moment qu'on saura s'il est apte ou non à comparaître.
Le Marocain d'origine avait développé un sentiment amoureux non réciproque envers une femme en 2014. En septembre de cette année-là, il l'avait pourchassée en voiture sur une distance de 100 km dans l'espoir de lui remettre des fleurs.