Accusé de bris de condition, Amosi Niyonkuru pourra reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui, et ce, sous les mêmes conditions.

Niyonkuru de nouveau libéré

Trois-Rivières — Les tentatives d’Amosi Niyonkuru visant à reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires après avoir commis un présumé bris de condition n’auront pas été vaines.

La juge Guylaine Tremblay a en effet rejeté la requête du ministère public en vue d’obtenir la révocation de son cautionnement, de sorte que le jeune Drummondvillois de 21 ans, qui est défendu par Me Matthieu Poliquin, sera libre pour la durée des procédures judiciaires.

Rappelons que le jeune homme est soupçonné être l’auteur d’un délit de fuite qui avait causé la mort de Jeannot Beaupré, 63 ans, au pied de la côte Plouffe à Trois-Rivières le 19 juillet. Intercepté pour une plaque d’immatriculation impayée, il aurait plutôt fui les lieux à toute vitesse avant de percuter le véhicule de la victime.

Le 23 juillet, il avait pu reprendre sa liberté mais avec certaines conditions dont un couvre-feu. Or, un mois plus tard, il avait été arrêté pour avoir enfreint ce couvre-feu.

Une enquête sur caution a donc eu lieu vendredi dernier. Dans celle-ci, le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, avait réclamé la révocation du cautionnement en insistant sur importance de ne pas miner la confiance du public en l’administration de la justice. Me Poliquin avait pour sa part plaidé en faveur de la libération de son client. Ce dernier avait notamment raconté dans quelles circonstances il aurait omis de respecter son couvre-feu. Et comme il ne parle pas le français, un interprète était sur place pour traduire ses propos.

Notons par contre qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler le contenu de la preuve et des témoignages.

Après avoir pris la cause en délibéré, la juge a conclu, lundi, que le prévenu pouvait être remis en liberté et ce, sous les mêmes conditions. Or, cette fois-ci, la juge a pris des précautions supplémentaires pour s’assurer qu’il les comprenait bien et qu’il n’y aurait pas de méprise possible. Elle lui a aussi rappelé que s’il ne respectait pas ses conditions, il risquait de demeurer détenu.

Les engagements financiers demeurent les mêmes, soit un montant de 10 000 $ sans dépôt de sa part et 5000$ sans dépôt de son père. Encore là, le tribunal lui a rappelé que s’il était déclaré coupable de ce bris de condition, on pourrait leur demander de payer lesdites sommes.

Il devra continuer à respecter un couvre-feu à la résidence de ses parents entre 22 h et 6 h. Il lui est toujours interdit de conduire un véhicule et de quitter le Québec. Il doit poursuivre ses cours de francisation. Enfin, l’accusé n’a pas le droit d’entrer en contact avec des témoins potentiels et les membres de la famille de Jeannot Beaupré.

La cause du délit de fuite mortel revient à Trois-Rivières le 1er novembre alors que celle du bris de conditions a été reportée à vendredi à Drummondville.