Un entrepôt a été la proie des flammes, dans la nuit du 22 août, sur la rue Monseigneur-Panet, à Nicolet. Le bâtiment est perte totale.

Nicolet: un entrepôt est la proie des flammes

NICOLET — Un incendie a réduit en cendres un entrepôt situé à l’arrière du Centre Gabrielle-Granger à Nicolet, dans la nuit de mercredi à jeudi, ce qui a occasionné des dommages matériels estimés à 500 000$ et une panne majeure de fibre optique de Sogetel. L’alarme générale a vite été déployée, sollicitant la participation d’une quarantaine de pompiers.

L’entrepôt était partagé par deux entreprises, soit Spec-Tech et l’ébénisterie Concept SIJ. «L’incendie a été déclaré à 3h du matin et aurait débuté dans la partie avant dans l’ébénisterie», précise Martin Provencher, directeur du Service incendie de la Ville de Nicolet. 

Daniel Savard, un résident, a appelé le Service incendie après avoir constaté la présence des flammes. «Ce sont des bruits d’explosion qui m’ont réveillé. Quand j’ai regardé à travers mon châssis, le feu était pas mal élevé. Il ne ventait pas et la boucane restait haute», se remémore-t-il.

À propos de l’explosion, M. Provencher évoque deux possibilités, soit le bris de la fibre optique ou la présence de produits inflammables et de bouteilles en aérosol dans l’ébénisterie. Les explosions ne sont pas à l’origine de l’incendie. Les causes du feu sont quant à elles encore inconnues.

Les pompiers se sont présentés à l’entrepôt quelques minutes après l’appel de M. Savard. «Aussitôt qu’on est arrivé ici, on était en mode défensif. C’était impossible qu’on entre à l’intérieur du bâtiment, en vue de l’embrasement général. C’était une lueur orange qu’on voyait de très loin», raconte le directeur du Service incendie de la Ville de Nicolet. 

L’alarme générale a rapidement été donnée. En plus de la brigade de Nicolet, les pompiers du Lac Saint-Pierre et de Grand-Saint-Esprit se sont rendus sur les lieux afin de calmer l’ardeur des flammes.

L’objectif principal des pompiers était d’épargner le Centre Gabrielle-Granger qui se situait à proximité de l’entrepôt. Sous la chaleur, seulement deux fenêtres ont éclaté, précise M. Provencher. Sinon, aucun dommage n’a été constaté sur le bâtiment.

Pertes matérielles

L’entrepôt est rapidement parti en fumée. «Il y a beaucoup de dommages matériels. Si on parle de l’ébénisterie, on parle tout près de 50 000$ en équipement», souligne M. Provencher. 

Quant à Spec-Tech, l’entreprise a perdu la totalité de son matériel audiovisuel, estimé à 250 000$, amène un employé. «C’est une perte totale pour l’ensemble de l’équipement de sons, d’éclairage, de vidéo et le câblage», certifie-t-il. Cet employé mentionne qu’aucun matériel de pyrotechnie ne se trouvait à l’intérieur de l’entrepôt.

«Ça faisait environ un an qu’on s’était établi à cet endroit. C’est sûr que c’est un choc de constater que l’entrepôt est perte totale, mais on n’est pas né de la dernière pluie. On va réussir à se relever. Les activités de l’entreprise continuent comme si rien ne s’était passé», spécifie l’employé.

Selon M. Provencher, les pertes totales sont estimées à 500 000$ avec le bâtiment et les dommages. Heureusement, il n’y a eu aucun blessé, complète-t-il.

Le feu était maîtrisé dès 6h et les services d’urgence sont partis vers 8h30.

Bris de la fibre optique

Claude Vadnais, coordonnateur du réseau d’exploitation chez Sogetel, explique que l’incendie a causé le bris de deux câbles de la fibre optique, ce qui a mené à une panne de service. La MRC de Bécancour, les municipalités de Sainte-Monique, Saint-Léonard-d’Aston et Saint-Célestin ont été touchées par l’interruption de service. Le tout a été rétabli graduellement à partir de 13h.

Aussi, 1300 abonnés d’Hydro-Québec ont été privés d’électricité à la suite de l’incident, et ce, pendant un court moment, renchérit M. Provencher. À la fin de l’intervention, 70 clients d’Hydro-Québec étaient encore privés d’électricité, mais la situation s’est rétablie depuis.