Malgré les incidents survenus lors du feu d’artifice, la direction de Mont-Carmel en fête trace un bilan positif de sa plus récente édition.

Mont-Carmel en fête: «de malheureux incidents»

Trois-Rivières — Bien que couronnée de succès, la dernière édition de Mont-Carmel en fête a été quelque peu assombrie par de malheureux incidents survenus durant la présentation du feu d’artifice de samedi soir. Selon des témoignages publiés sur les réseaux sociaux, au moins deux personnes, dont un enfant, ont subi des brûlures après avoir reçu des tisons durant la présentation des feux, des brûlures qui ont nécessité une visite à l’hôpital dans les deux cas.

La conjointe de Ghyslain Samson fait partie des blessés, elle qui a reçu un tison dans l’oeil et qui a dû retourner à l’hôpital à deux reprises pour faire traiter ses blessures aux yeux. Selon M. Samson, un enfant qui assistait au même feu d’artifice se trouvait également à l’urgence en même temps que lui et sa conjointe, après avoir subi une blessure. Son œil était visiblement très enflé, relate l’homme. «Une infirmière qui était à l’urgence nous a dit que ce soir-là, nous ne sommes pas les seuls qui sont venus consulter après le feu d’artifice», explique-t-il.

Selon M. Samson, qui est lui-même pompier, le vent s’est levé quelques minutes avant la tenue des feux. Plusieurs débris et de la fumée, plus qu’à la normale selon lui, se dirigeaient vers le public, pour qui le périmètre de sécurité n’aurait pas été adéquat selon son observation. «L’événement était bien, on a passé une belle soirée et on n’a rien à dire contre l’activité. Mais je crois qu’ils auraient dû tout simplement annuler le feu d’artifice. Ce n’était pas sécuritaire», mentionne-t-il.

Pour l’organisation de Mont-Carmel en fête, cette situation est évidemment prise au sérieux, même si aucune plainte formelle n’a été enregistrée par les organisateurs. «On a appris comme tout le monde, sur les réseaux sociaux, ce qui s’était produit. Mais personne ne nous a téléphoné pour nous en avertir. C’est bien dommage, mais c’est comme ça aujourd’hui, on se tourne vers les réseaux sociaux pour ça», constate le chef des opérations de Mont-Carmel en fête, Guy-Luc Beaupré.

Ce dernier s’est évidemment dit surpris et déçu de savoir que de tels incidents s’étaient produits, surtout que l’organisation tient des feux d’artifice au même endroit, dans les mêmes conditions et avec les mêmes mesures de sécurité depuis les neuf dernières éditions sans que jamais aucun incident déplorable ne se produise. «Nous avons discuté avec les artificiers. Lors de l’événement, il y a évidemment un périmètre de sécurité, on bloque des rues. Il y a présence des pompiers aussi, on arrose le toit de l’école. On vérifie aussi les vents», indique M. Beaupré.

Selon les normes en vigueur, les vents doivent souffler à moins de 15 km/h pour qu’un feu d’artifice se tienne, explique M. Beaupré. Samedi soir, trente minutes avant l’événement, le vent soufflait à 11 km/h. «Trente minutes avant la tenue des feux, on rencontre toujours les artificiers pour vérifier que toutes les conditions sont remplies pour que ça se fasse de manière sécuritaire. Samedi, c’était pareil, on a pris la décision trente minutes avant, et toutes les conditions respectaient les normes de sécurité», assure Guy-Luc Beaupré, précisant qu’il est arrivé par le passé qu’on annule la tenue d’un feu d’artifice à la dernière minute lorsque les conditions de sécurité ne sont pas rencontrées. «On ne mettra jamais la sécurité du public en péril», mentionne-t-il.

Les événements survenus samedi soir sont, dans les circonstances, qualifiés de bien malheureux par l’organisation, mais s’inscrivent à l’intérieur des risques inhérents qui accompagnent toujours ce genre d’événements. «Nous sommes évidemment très déçus que ça se soit produit et nous allons tenir un post-mortem dès mardi. Il en sera évidemment question. Mais je ne sais pas si on aurait pu faire plus que ce qu’on a fait. Ce sont de malheureux incidents», constate le chef aux opérations.

Les travaux prévus pour l’agrandissement de l’école de Notre-Dame-du-Mont-Carmel obligeront l’organisation à revoir l’emplacement des feux d’artifice pour l’an prochain, mais la question de la sécurité occupera une très grande place dans la réflexion qui s’amorce pour les organisateurs, assure Guy-Luc Beaupré.

Couronnée de succès
Ces malheureux événements ont été la seule ombre au tableau de cette édition, qui s’avère historique pour l’événement Mont-Carmel en fête. «Outre ces incidents, ça a vraiment été un succès sur toute la ligne. Nous avons doublé nos chiffres cette année», constate M. Beaupré, qui s’attend à ce que l’étude des photos aériennes révèle qu’une foule entre 16 000 et 18 000 personnes a défilé durant les trois jours de l’événement.

Il s’agirait donc d’une participation record pour l’organisation, qui estime que tant la qualité de sa programmation, le beau temps et la gratuité de l’accès au site ont été des éléments déterminants pour ce bilan positif.

«On peaufine notre événement chaque année, mais force est de constater que cette année, ça a été notre meilleure édition», mentionne M. Beaupré.