Michel Caron purgera sa peine à l’établissement de détention de Percé qui se spécialise dans les problématiques sexuelles.

Michel Caron: la suggestion commune de sentence est entérinée

TROIS-RIVIÈRES — Michel Caron a finalement été condamné à deux ans moins un jour de prison pour avoir profité de la vulnérabilité d’un jeune de 13 ans qui souffre d’une déficience intellectuelle en l’abusant sexuellement.

Comme elle l’avait annoncé la veille, la juge Guylaine Tremblay a en effet entériné, mardi, la suggestion commune de sentence de la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, et de l’avocat de la défense, Me Matthieu Poliquin. Selon le tribunal, elle est appropriée dans les circonstances car elle répond à l’aspect punitif recherché avec la peine de prison tout en favorisant la réhabilitation et en diminuant le risque de récidive avec la probation. À la demande de Michel Caron, elle a aussi recommandé que la peine soit purgée à l’établissement de Percé, qui se spécialise dans les problématiques sexuelles.

Une fois sa détention terminée, Michel Caron sera sous probation pendant trois ans avec un suivi pendant 18 mois. Il lui sera interdit de communiquer avec la victime et sa famille immédiate et de s’approcher à moins de deux kilomètres de leur résidence. Il devra suivre les directives de son agent de probation quant à une éventuelle thérapie pour des problèmes sexuels. Pendant cinq ans, il devra respecter plusieurs ordonnances lui interdisant de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans sauf ses petits-enfants. Enfin, il sera inscrit à vie au Registre des délinquants sexuels.

Rappelons que cet homme de 67 ans a plaidé coupable plus tôt cette semaine à des chefs d’attouchements sexuels et de production de pornographie juvénile pour des délits commis entre le 7 avril 2018 et le 29 avril 2018. La victime avait 13 ans.

Il a reconnu avoir léché les pieds du garçon dans un but sexuel mais a nié lui avoir touché les parties génitales comme l’affirme la victime. Il a également pris en photo l’enfant alors qu’il était nu et dans des positions sexuellement explicites.

Dans une entrevue accordée au Nouvelliste, la mère avait pour sa part mentionné que le plus important pour elle était qu’il plaide coupable. «J’ai toujours dit à mon fils qu’il devait dire la vérité et aujourd’hui, il est récompensé pour ça», avait-elle précisé.

Elle présume aussi que Michel Caron, qui était un proche de leur famille à cette époque, a tenu compte de la déficience de son enfant puisqu’il avait posé beaucoup de questions à ce sujet, croyant à tort qu’il ne parlerait pas. La vigilance de la mère a toutefois donné lieu à des aveux de la part de la victime.