Michel Caron a comparu au palais de justice de Trois-Rivières jeudi.

Michel Caron arrêté pour des infractions sexuelles

TROIS-RIVIÈRES — Un autre présumé cas d’abus sexuels sur un enfant vient d’être mis au jour avec l’arrestation de Michel Caron, 65 ans de Trois-Rivières.

On lui reproche de s’être livré à des délits de nature sexuelle sur un garçon de 13 ans souffrant d’une déficience intellectuelle, et ce, à quelques reprises entre le 7 avril et le 29 avril dernier. Lors de sa comparution jeudi matin au palais de justice de Trois-Rivières, il a en effet été formellement accusé d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et d’agression sexuelle. Il doit aussi répondre à l’accusation d’avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à un mineur dans le but de faciliter la
perpétration d’une infraction sexuelle.
Bien que Michel Caron ne compte aucun antécédent judiciaire en semblable matière, la procureure de la Couronne qui a autorisé la plainte contre lui, Me Catherine Roberge, s’est opposée à sa remise en liberté. D’autres accusations devraient en effet être déposées au cours des prochains jours. L’avocat du prévenu, Me Matthieu Poliquin, de l’aide juridique, a demandé à ce que l’enquête sur caution soit fixée au 22 mai.
Dans le box des accusés, Michel Caron n’a manifesté aucune émotion particulière, se contentant de regarder le juge et les avocats.
Dans la salle d’audience, le père de la présumée victime a pour sa part réussi non sans peine à contenir ses émotions. Pour lui, il était primordial d’assister à la comparution de l’homme qui aurait agressé son enfant. «C’était important pour moi de voir les conséquences. Je suis fâché de la situation, en colère et j’espère que justice va être faite», a-t-il déclaré.
L’arrestation de Michel Caron fait suite à une plainte portée par les parents de la victime. Le suspect aurait profité du fait qu’il avait la garde de l’enfant pour lui faire des attouchements et l’agresser sexuellement. Selon le père, l’enfant s’est confié à sa mère. Afin de ne pas nuire aux procédures judiciaires en cours, il a refusé de relater publiquement la nature exacte des abus sexuels. Il a tout au plus précisé que «C’est horrible, très horrible. Je ne souhaite pas ça à personne», a-t-il déclaré.  
Cette affaire lui apparaît d’autant plus déchirante que le présumé agresseur serait un proche de la famille. Est-ce qu’il aurait pu avoir un doute? «Jamais! J’ai fait trop confiance à cet homme», a-t-il ajouté.
Au fil de l’enquête contre Michel Caron, les enquêteurs se sont munis de mandats d’arrestation et de perquisition. Ils ont ainsi investi sa résidence de la rue Guay, secteur de Trois-Rivières-Ouest, mercredi. La perquisition a aussi permis de saisir certains éléments d’enquête.