Kim Cloutier

Meurtre de Steve Ouellet: Kim Cloutier n'ira pas en appel

Kim Cloutier s'est finalement désistée de son appel visant à contester la sentence de cinq ans qu'elle s'est vue imposer pour le meurtre de son beau-frère.
Par le biais de son avocat, Me Alain Blanchard, elle a fait savoir à la Cour d'appel que la sentence du juge de première instance, Raymond W. Pronovost, n'était pas totalement déraisonnable à la lumière de la récente jurisprudence.
«On pense que le cheminement du juge n'est pas conforme et qu'il a commis certaines erreurs de droit mais la sentence qu'il a rendue n'est pas suffisamment déraisonnable pour justifier l'intervention de la Cour d'appel en bout de ligne», a précisé Me Blanchard.
On se rappellera qu'en octobre dernier, Kim Cloutier avait obtenu la permission d'en appeler sous prétexte que le juge Pronovost avait peut-être omis de prendre en considération certains éléments, tout particulièrement son soi-disant état dissociatif lors de l'homicide, et ce, à titre de facteur atténuant.
La Cour d'appel avait alors accueilli favorablement sa requête pour permission d'en appeler considérant que le débat méritait d'être entendu par trois de ses pairs. C'est Me Louis-Charles Bal qui pilotait le dossier au nom de la Direction des poursuites criminelles et pénales et entendait démontrer de son côté que la peine était raisonnable et justifiée dans les circonstances. Jeudi, il s'est dit satisfait de voir ce dossier se terminer par anticipation pour les proches de la victime.
Rappelons que Kim Cloutier avait asséné deux coups de couteau à Steve Ouellet, lors d'un party soulignant son anniversaire le 16 octobre 2010. Celui-ci avait bu beaucoup durant la soirée et était devenu particulièrement violent. Il avait notamment frappé sa conjointe qui est la soeur de Kim Cloutier.
Parce qu'elle disait vouloir protéger sa soeur, la jeune femme avait perdu les pédales et poignardé à mort son beau-frère. Elle avait alors été accusée de meurtre au second degré. En janvier 2013, elle avait plaidé coupable mais à une accusation réduite d'homicide involontaire.
Dans le cadre des représentations sur sentence, la défense avait demandé une peine de deux ans de prison à être purgée dans une prison provinciale, estimant que son état mental constituait un facteur atténuant.
La Couronne avait pour sa part réclamé huit à neuf ans de pénitencier, sous prétexte que la prévenue avait eu conscience du geste posé, avait agi par colère, frustration et accumulation, du moins selon son expert psychiatre. Le juge Pronovost avait quant à lui opté pour une peine de cinq ans de prison. Kim Cloutier est détenue depuis le 27 juin dernier. Elle pourrait être admissible à une libération conditionnelle au tiers de sa peine.