Menaces: l'adolescent veut reprendre sa liberté

Comme il n'a toujours pas subi d'évaluation psychologique, l'adolescent accusé de menaces de mort envers la famille de l'un des coaccusés du triple meurtre sur la rue Sicard à Trois-Rivières tentera, mardi, de reprendre sa liberté.
Âgé de 17 ans, le jeune prévenu avait en effet été arrêté le 24 février dernier pour avoir proféré des menaces de mort sur les réseaux sociaux à l'encontre de la famille de l'un des coaccusés du triple meurtre. Il avait le même jour comparu devant le Tribunal de la jeunesse.
La Couronne, représentée par Me Hippolite Brin, s'était objectée à sa remise en liberté et une demande d évaluation psychologique avait alors été faite. L avocat de la défense, Me Maurice Biron, avait consenti à celle-ci.
Or, on a pu apprendre que cette évaluation n'a toujours pas été effectuée en dépit des certaines démarches menées auprès de l'Institut Philippe-Pinel. Comme les délais entourant l'évaluation et la confection du rapport risquent de frôler les 30 jours, l'adolescent refuse de s'y soumettre, préférant plutôt reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires.
Son avocat a donc annoncé, mardi, qu'il retirait le consentement pour cet examen et qu'il demandait la tenue d'une enquête sur remise en liberté le plus rapidement possible.
La Couronne a rappelé que, dans les circonstances, c'est plutôt au tribunal de se prononcer sur la question. Ainsi, une enquête sera tenue mardi matin visant à déterminer si une évaluation psychologique est requise, vu l'absence de consentement de l'adolescent, et si ce dernier doit demeurer détenu ou non.