Jean-Sébastien Joubert

Menaces de mort sur les réseaux sociaux: nouvelles accusations contre Joubert

Trois-Rivières — De nouvelles accusations ont été portées contre Jean-Sébastien Joubert pour des menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux.

Cette fois-ci, il doit répondre de ses actes pour avoir proféré des menaces de mort le 22 octobre contre les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard. Et à la lecture des autres propos qu’il a tenus sur Facebook le 24 octobre, il a également été accusé de menaces de mort contre la juge Dominique Slater et d’intimidation envers une personne associée au système judiciaire.

On se rappellera que cet individu de 44 ans fait déjà face à des accusations de menaces de mort contre des policiers et le directeur général des Artisans de la paix, Robert Tardif. Bien connu pour ses antécédents psychiatriques, le suspect avait été arrêté dans un premier temps en juillet dernier pour avoir proféré des menaces de mort contre des policiers de Trois-Rivières. Déclaré inapte à comparaître, il avait été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour y subir un traitement approprié à son état. Il avait ensuite été remis en liberté avec des conditions à respecter dans le cadre d’une promesse.

Or, il aurait malgré tout continué à sévir sur les réseaux sociaux en proférant des menaces de mort contre Robert Tardif, ce qui avait donné lieu à une nouvelle arrestation à Shawinigan. Outre les chefs de menaces contre M. Tardif et de bris de conditions, le ministère public l’avait également accusé de menaces contre une ex-copine et de possession de cannabis.

Entre-temps, la Direction des poursuites criminelles et pénales a poursuivi son enquête sur les écrits de Joubert dont les menaces proférées contre la juge Dominique Slater et les premiers ministres. Il a en effet écrit qu’il voulait tuer Trudeau et Couillard en ajoutant: «C est super cool quand meme comme concept non?». Me Jean Caron, un procureur de l’extérieur, a ainsi autorisé le dépôt de nouvelles accusations même si des plaintes formelles n’auraient pas été portées par les personnes visées.  

Lors du retour de Joubert devant le tribunal, vendredi, au stade de son enquête sur caution, son avocat Me Emmanuel Ayotte a demandé à reporter la cause au mercredi 22 novembre pour forme. Il envisage en effet de cesser de représenter Joubert. Ce dernier devra donc se trouver un nouvel avocat.