Menaces de mort contre Trudeau et Couillard: Joubert demeure détenu

Trois-Rivières — Jean-Sébastien Joubert, accusé de menaces de mort contre Justin Trudeau et Philippe Couillard, devra rester derrière les barreaux jusqu’à la tenue de son procès.

L’enquête sur la remise en liberté de cet individu de 44 ans s’est tenue lundi au palais de justice de Trois-Rivières. Joubert aurait menacé de mort les premiers ministres canadien et québécois via Facebook. Selon les déclarations de Me Jean Caron, procureur de la poursuite, l’enquête policière soutient que Joubert aurait écrit: «Je vais tuer Trudeau et Couillard, cool comme concept».

Jean-Sébastien Joubert

Il aurait aussi écrit vouloir liquider la juge Dominique Slater et le directeur général des Artisans de la paix, Robert Tardif. Il est de plus accusé d’avoir menacé de mort des policiers de Trois-Rivières. Toutes ces menaces auraient été commises durant l’été et l’automne 2017.

Joubert est également accusé de menace contre une femme, de possession de cannabis et de bris de condition.

Selon Me Mathieu Giroux, son client aurait pu être libéré pour être confié à un centre de désintoxication de la région (il est un consommateur de cannabis et de méthamphétamine). Me Giroux a rappelé que ledit centre de désintoxication s’assurait de surveiller les communications de ses bénéficiaires. Un représentant de la maison a affirmé au tribunal que Joubert aurait la médication nécessaire pour ses problèmes mentaux.

L’accusé a mentionné qu’il peut respecter ses conditions de remise en liberté s’il est bien encadré.

De son côté, Me Caron a étalé les antécédents judiciaires accumulés par Joubert depuis plus de 20 ans: menace, voie de fait simple, introduction par effraction, bris de condition. Selon Me Caron, l’accusé a un ressentiment pour le système judiciaire. Si jamais la cour le déclare coupable de menaces de mort, il s’expose à une peine d’emprisonnement de plusieurs mois.

La juge Guylaine Tremblay a souligné que l’enquête sur la remise en liberté n’a pas démontré que le comportement reproché à Joubert est relié à sa consommation de drogue et qu’il lui est difficile d’évaluer le risque de récidive si on considère ses problèmes mentaux. Voilà pourquoi elle a refusé la requête de Joubert, qui est détenu depuis novembre.

Le dossier de Joubert reviendra en cour jeudi. C’est à ce moment qu’une date sera fixée pour la tenue de son procès.