Le premier ministre du Canada Stephen Harper.

Menaces de mort contre Stephen Harper et TVA

La Mauricie a été le théâtre d'une expression haineuse et menaçante en fin de semaine, alors que deux alertes à la bombe ont été lancées à Shawinigan, ainsi que des menaces de mort proférées à l'encontre du premier ministre Stephen Harper et de la chaîne de télévision TVA.
<p>Le magasin Rossy de Shawinigan a été le premier à faire les frais d'une alerte à la bombe dimanche midi.</p>
<p>Les activités du magasin Walmart de Shawinigan ont été temporairement suspendues dimanche à la suite d'un appel à la bombe.</p>
Samedi soir à 20 h 50, un homme au fort accent moyen-oriental et affirmant se prénommer Hijab téléphonait au Nouvelliste pour dénoncer la présence canadienne en Irak et déplorer le récent décès d'un militaire canadien, le sergent Andrew Joseph Doiron, victime d'un tir allié. Troquant aussitôt sa compassion contre une antipathie manifeste, Hijab a cru bon mentionner que la cause de cette mort revenait entièrement sur les épaules du premier ministre Stephen Harper.
«Je lui en veux tellement que je vais le poursuivre jusqu'à ce que je le tue. Je veux que le premier ministre reçoive une bombe dans son car, n'importe quoi. J'ai une semaine pour le poursuivre. C'est un grand menteur, c'est un dangereux. C'est pour ça que moi je vais le faire péter, et faire péter TVA ce soir.»
Ce message téléphonique a été transmis à la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Il fait suite à d'autres du même genre logés la semaine dernière aux bureaux de TVA Trois-Rivières, à la Sûreté du Québec et à l'Assemblée nationale du Québec. Qui plus est, une alerte à la bombe à la prison de Trois-Rivières a été signalée le 5 mars dernier, ainsi qu'une menace de même nature envers les installations d'Hydro-Québec situées au barrage Gouin. Un avertissement qui s'est avéré sans fondement mais qui, somme toute, aura permis à l'Organisation des mesures d'urgence de Wemotaci de tester son protocole d'alerte.
Alertes à la bombe à Shawinigan
Dans le même ordre d'idées, deux alertes à la bombe ont secoué Shawinigan dimanche. Premièrement, à 12 h 50, la Sûreté du Québec a reçu un appel signalant la présence d'explosifs dans le commerce de détail Rossy, ayant pignon sur la 41e Rue. Les policiers ont aussitôt évacué les lieux afin de procéder aux vérifications d'usage. En bout de piste, l'alerte était non fondée.
Quelques minutes plus tard, à 13 h 20, nouveau coup de semonce au magasin Walmart du boulevard Royal à Shawinigan. Là encore, la Sûreté du Québec a demandé aux clients et aux membres du personnel de quitter les lieux afin de se livrer aux recherches appropriées en pareille circonstance. Rebelote, ce deuxième appel à la bombe s'est également révélé non fondé.