Le boxeur professionnel Mikaël Zewski a refusé de commenter cette affaire pour ne pas nuire aux procédures judiciaires en cours.

Menaces contre le boxeur Mikaël Zewski: son oncle devra subir une évaluation psychiatrique

Trois-Rivières — Denis Zewski, un individu accusé d’avoir proféré des menaces de mort et de s’être livré à du harcèlement à l’encontre de son neveu, le boxeur professionnel Mikaël Zewski, devra se soumettre à une évaluation psychiatrique sur son aptitude à comparaître.
Denis Zewski aurait commencé à menacer et harceler son neveu dans le cadre de la construction de la maison de ce dernier.

Trois-Rivières — Denis Zewski, un individu accusé d’avoir proféré des menaces de mort et de s’être livré à du harcèlement à l’encontre de son neveu, le boxeur professionnel Mikaël Zewski, devra se soumettre à une évaluation psychiatrique sur son aptitude à comparaître. 

Au stade de son procès, certains de ses propos se sont avérés à ce point discordants que la juge Guylaine Tremblay a décidé de suspendre les procédures pour l’envoyer subir une évaluation psychiatrique sur son aptitude à comparaître et sa capacité de collaborer avec un avocat.

Rappelons que Denis Zewski, un homme aux antécédents judiciaires en semblable matière, aurait menacé de mort et harcelé son neveu. Les événements seraient survenus au cours de l’année 2015 et se seraient même poursuivis dans le cadre de son incarcération.

Mercredi, le procès s’est donc ouvert au palais de justice de Trois-Rivières. Dès le départ, son avocat Me Jacques Patry a demandé à la juge de pouvoir se retirer sous prétexte que le lien de confiance était brisé avec son client. Zewski s’est alors lancé dans une tirade agressive, accusant les procureurs de la Couronne, les policiers et des membres de sa famille présents dans la salle d’audience de le persécuter et de détruire sa vie en le maintenant en prison depuis trop longtemps.

La juge a tenté de le raisonner en lui rappelant qu’avant de parler de sentence, un procès devait se tenir pour déterminer sa culpabilité ou non. Or, il n’a rien voulu entendre, répétant qu’il voulait reporter le procès à une autre date et se trouver un nouvel avocat. En tenant compte de l’arrêt Jordan sur les délais déraisonnables que Zewski a lui-même invoqué, la juge a ordonné que le procès ait lieu et a refusé à Me Patry le droit de se retirer. 

Mikaël Zewski a donc été appelé à relater les événements dont il aurait été victime. Très calmement, il a avoué qu’il avait déjà été très proche de son oncle et que celui-ci l’avait aidé grandement dans la construction de sa maison. À la fin des travaux, tout aurait dégénéré en raison de la consommation de drogue de Denis Zewski. Celui-ci lui aurait d’ailleurs avoué consommer une vingtaine de speeds par jour. 

Son oncle aurait alors tenu des propos incohérents, confus et sans aucun sens. Il l’aurait notamment menacé en lui disant que «ça prendrait ¾ livre de pression pour qu’il rende son dernier souffle» en faisant référence au geste d’appuyer sur la détente d’une arme à feu. Le boxeur a avoué que ces propos l’avaient dérangé. «J’étais inquiet pour moi et ma femme qui était enceinte», a-t-il déclaré en cour. 

Plusieurs autres messages auraient aussi été envoyés par Denis Zewski, dont certains ont été lus en cour. Dans ceux-ci, il s’est décrit comme l’un des dix criminels les plus dangereux et un membre en règle des Hells Angels. À un certain moment, il s’est levé pour affirmer qu’il n’avait jamais vu ces textos, accusant son avocat d’avoir omis de lui montrer la preuve. Or, son avocat a rétorqué qu’il avait bel et bien vu ces éléments de preuve puisqu’il les avait même annotés.

La juge a alors suspendu les procédures. Elle a non seulement permis à Me Patry de se retirer, mais elle a aussi nommé un nouvel avocat d’office, soit Me Jean-Sébastien Gladu. Elle a du même coup ordonné que Denis Zewski soit soumis à une évaluation psychiatrique en se basant sur les textos déposés en preuve dont le contenu était décousu et incohérent. 

Elle a aussi fait mention du fait qu’il prétendait n’avoir jamais vu lesdits textos alors que ce n’était pas le cas. Et compte tenu des propos tenus en cour, elle croit qu’il peut avoir des difficultés à saisir les enjeux des procédures. La cause a donc été reportée au 24 novembre.