Menaces à l'hôpital: 90 jours de prison pour Nicolas Coulombe

Trois-Rivières — Nicolas Coulombe écope d’une peine d’emprisonnement de 90 jours après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation de menace de mort ou de lésions corporelles contre des employés de l’hôpital de Trois-Rivières.

Le 23 février, Coulombe est amené à cet hôpital en soirée, car il a des idées suicidaires. Comme l’a raconté lundi Me Catherine Lemay, procureure de la poursuite, lors du passage de Coulombe au palais de justice de Trois-Rivières, ce dernier est devenu agressif lorsque le médecin lui a dit qu’il le gardait l’hôpital. Ce Trifluvien de 24 ans a frappé une fenêtre avec ses poings et a aussitôt été maîtrisé par contention dans une aile du département de psychiatrie. Il a dit à ce moment qu’il allait revenir à l’hôpital avec un AK-47, un fusil d’assaut.

Son procureur, Me Louis R. Lupien, a expliqué au juge Bruno Langelier que Coulombe vivait des moments difficiles dernièrement avec le décès de sa grand-mère. Il avait consommé des médicaments. De plus, Me Lupien a souligné que la menace n’était pas préméditée et que son client ne possède pas d’arme. L’avocat a ajouté que Coulombe regrette ses paroles.

De son côté, Me Lemay a indiqué à la cour que Coulombe a déjà reçu une peine de quatre mois d’emprisonnement pour avoir proféré des menaces à l’endroit d’agents des services correctionnels.

La sentence de 90 jours à purger de façon discontinue était une suggestion des deux procureurs. Le juge Langelier a entériné ce verdict qui comprend une probation de deux ans et un suivi probatoire d’un an. Coulombe devra se soumettre à une évaluation pour un problème de toxicomanie.

En soustrayant les jours de détention préventive, la peine nette à purger est de 84 jours.