Deux soeurs et un jeune homme ont été assassinés mardi matin dans une maison de la rue Sicard, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest.

Menaces à la suite du triple meurtre: une expertise demandée

L'adolescent accusé de menaces de mort envers l'un des coaccusés du triple meurtre et sa famille devra finalement se soumettre à une évaluation psychologique.
Comme le suspect aspire à reprendre sa liberté, le juge Daniel Perreault a en effet conclu, mardi matin, à la lumière de certains éléments de preuve, qu'une expertise médicale était nécessaire. Toutefois, on sait que les délais peuvent être assez longs dans le domaine. L'Institut Philippe-Pinel a notamment fait savoir que cette évaluation ne serait pas complétée avant le 18 avril.
Or, le tribunal a aussi rappelé qu'il y a des délais légaux à respecter, d'autant plus que le prévenu est toujours détenu. Il a donc fixé au 8 avril la tenue de son enquête sur remise en liberté et indiqué qu'elle aurait lieu, avec ou sans les conclusions de l'expertise psychologique.
Âgé de 17 ans, le suspect avait été arrêté le 24 février dernier pour avoir proféré des menaces de mort sur les réseaux sociaux à l'encontre de l'un des coaccusés du triple meurtre et des membres de sa famille. Il avait le même jour comparu devant le Tribunal de la jeunesse.
La Couronne, représentée par Me Hippolite Brin, s'était objectée à sa remise en liberté et avait demandé une évaluation psychologique. Au départ, l'avocat de la défense, Me Maurice Biron, avait consenti à celle-ci. Or, une semaine plus tard, il avait retiré son consentement en raison des délais de réalisation de cette expertise qui privaient son client de sa liberté.
Puisque la Couronne tenait à cette expertise, le juge Perreault a été saisi du dossier hier. Notons cependant qu'en vertu d'une ordonnance de non-publication sur les faits de la cause et même un huis clos sur le témoignage d'un intervenant de la Direction de protection de la jeunesse, il nous est impossible de dévoiler les faits qui ont été mis en preuve devant le juge.