Marie-Lou Beauchamp Filion

Marie-Lou Beauchamp Filion veut une enquête préliminaire

TROIS-RIVIÈRES — Marie-Lou Beauchamp Filion, cette femme accusée du meurtre prémédité de son enfant de deux ans, a l’intention de se prévaloir de son droit d’avoir une enquête préliminaire.

Lors du retour de la prévenue devant le tribunal mardi, son avocate Me Pénélope Provencher a en effet confirmé qu’une enquête préliminaire sera bientôt tenue. Celle-ci devrait durer trois jours. 

Il reste par contre à fixer la date des audiences et surtout, à trouver des disponibilités pour les avocats et le tribunal. On sait que le procès de six des quelque 37 accusés arrêtés dans le cadre du projet Nandou devrait commencer ce printemps. Et celui-ci devrait durer deux à trois mois. Qui plus est, Me Provencher représente l’un des prévenus alors que le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, agit dans ces deux affaires. Il a donc été convenu de reporter le dossier de Marie-Lou Beauchamp Filion au 29 mars, le même jour que la conférence de gestion pour Nandou. 

Des dates seront vraisemblablement alors fixées. Notons qu’une enquête préliminaire est l’étape qui précède la tenue d’un procès. Elle vise notamment à déterminer si la preuve est suffisante pour aller à procès et à évaluer la crédibilité des témoins. Dans le cas présent, Me Provencher a précisé que le renvoi à procès était contesté. En ce qui concerne une possible remise en liberté durant les procédures judiciaires, ou du moins une requête pour obtenir la tenue d’une enquête sur caution en Cour supérieure, aucune décision n’a encore été prise.   

Rappelons que Marie-Lou Beauchamp Filion est accusée du meurtre au premier degré de son enfant. Le drame était survenu dans un logement de l’avenue Cyr à Bécancour le 1er septembre 2017. Le bambin avait alors été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire. Au moment des faits, l’accusée était déjà suivie par un psychiatre pour une dépression. Il semble que cette dernière vivait une séparation difficile avec le père de son enfant. Au terme d’une évaluation psychiatrique, elle avait été jugée apte à subir un procès.