Brian Gauthier est considéré comme une relation des Hells Angels.

Lourde sentence pour un trafiquant de drogue

TROIS-RIVIÈRES — Brian Gauthier de Saint-Étienne-des-Grès, considéré comme la tête dirigeante d’un important réseau de vente de stupéfiants opérant à Trois-Rivières, a été condamné à une peine de 92 mois de prison.

Lors de son retour devant le tribunal cette semaine, il a en effet disposé de ses dossiers en plaidant coupable à des chefs de trafic de cocaïne et de méthamphétamine pour des infractions commises entre octobre 2017 et juin 2018. La sentence proposée de façon commune par le procureur de la Couronne, Me Éric Boudreau, et l’avocat de la défense, Me Jean-François Lauzon, a été entérinée par le tribunal. En tenant compte de sa détention préventive, il lui reste 74 mois à purger, soit l’équivalent de six ans et deux mois.

Cette lourde peine s’explique notamment par ses nombreux antécédents judiciaires en matière de stupéfiants. Brian Gauthier est d’ailleurs relié de près aux Hells Angels. Il a déjà écopé d’une peine de deux ans en 1995. En 2005, dans le cadre du projet Corona, il avait été condamné à sept ans de prison pour complot et gangstérisme. Puis en 2016, lors du projet Labrie, cinq autres années lui avaient été imposées pour complot et trafic de stupéfiants.

Dans le cas présent, Brian Gauthier avait été arrêté en juin 2018 par l’Escouade régionale mixte de la Mauricie lors de l’opération intitulée Panax, et ce, grâce entre autres au travail d’agents d’infiltration. Les policiers avaient en effet réussi à mettre la main au collet des individus qui approvisionnaient en drogue les vendeurs de Trois-Rivières. On considérait alors qu’il s’agissait du réseau non seulement le plus actif au centre-ville et ses environs, mais également de celui qui en avait le contrôle. En ce qui concerne la méthamphétamine, même s’il est difficile de chiffrer la quantité exacte qui était envoyée sur le marché, il n’y avait aucune transaction qui était faite à un vendeur en bas de 250 comprimés. Au niveau de la cocaïne, les transactions variaient entre 3,5 et 7 grammes minimum.

Pas moins de 11 personnes avaient été arrêtées. Outre Gauthier, les prévenus visés par les accusations les plus importantes sont Pierre-Paul Beaudet-Fréchette, Maxime Meunier, Dany St-Aubin et Tommy Meunier, et ce, compte tenu de leur rôle dans ce réseau. Les autres personnes arrêtées sont Dominic St-Cyr, Michaël Caron, Anissa Gilbert, Yves Laflamme, Sébastien Drolet, et Stéphane Richard.

Dominic St-Cyr a également réglé ses dossiers en plaidant coupable à des accusations de possession simple de stupéfiants, possession dans le but de trafic et recel, ce qui lui a valu une amende de 2500 $, 180 heures de travaux communautaires et une probation de deux ans.

Sébastien Drolet devrait revenir en cour le 17 juin pour lui aussi, éventuellement, plaider coupable à certaines accusations. Quant aux autres prévenus, leur dossier est toujours au stade de l’enquête préliminaire. Leur cause a été reportée au 4 septembre.

Les perquisitions réalisées tout au long de ce projet Panax auront donc permis aux policiers de saisir près de 2,1 kg de cocaïne, 14 000 comprimés de méthamphétamine et plus de 206 000 $ en argent, dont 14 000 $ en possession de Brian Gauthier.