Louiseville: Simon Majcher accusé d’une double tentative de meurtre

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Simon Majcher, 42 ans de Louiseville, a formellement été accusé de tentative de meurtre à l’encontre des deux quinquagénaires qui ont été blessés sérieusement le 16 avril dans un logement de l’avenue Saint-Augustin à Louiseville.

Il a comparu vendredi, par visioconférence, au palais de justice de Trois-Rivières. Dans les deux chefs de tentative de meurtre portés contre lui, on y apprend qu’il aurait frappé une femme de 59 ans et un homme de 54 ans avec des armes contondantes.

Compte tenu de la gravité des accusations, la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté. L’avocat du suspect, Me Emmanuel Ayotte de l’aide juridique à Trois-Rivières, a demandé à ce que l’enquête sur caution soit reportée au 22 avril mais pour la forme uniquement. Il veut auparavant prendre connaissance de la preuve recueillie contre son client. Aucune demande d’évaluation psychiatrique n’a été demandée dans cette affaire, du moins pour l’instant.

Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, les agressions ont été commises sur l’heure du midi jeudi. L’homme et la femme sont des voisins du suspect. Ils sont aussi des personnes vulnérables selon les voisins. Ils ont tous les deux dû être conduits par ambulance à l’hôpital. Si, au départ, on a craint pour la vie de la femme, son état s’est maintenant amélioré. Sa vie n’est plus en danger. L’homme a pour sa part subi des blessures moins sérieuses.

L’agression dont ils ont été victimes serait vraisemblablement gratuite. Il n’est pas exclu que le suspect, qui a été arrêté rapidement par les policiers, puisse souffrir d’une problématique de santé mentale. Il compte aussi des antécédents judiciaires en matière de drogue et de violence. La nuit précédant les événements, un citoyen du secteur a raconté avoir entendu beaucoup de grabuge et de cris en provenance du logement du suspect. Il aurait même lancé un objet en vitre dans la cour. Il aurait d’ailleurs des blessures mineures.

La Sûreté du Québec poursuit toujours son enquête pour faire la lumière sur cette affaire.