Alexis Vadeboncoeur

Liberté révoquée pour Alexis Vadeboncoeur

Trois-Rivières — Condamné à 30 jours supplémentaires de prison pour possession de cannabis le 13 décembre dernier, Alexis Vadeboncoeur a vu sa libération d’office être officiellement révoquée.

Dans une décision rendue le 22 décembre dernier, la Commission des libérations conditionnelles du Canada a en effet révoqué sa libération après que celle-ci eut été suspendue automatiquement lors de sa plus récente arrestation.

Rappelons que Vadeboncoeur, bien connu pour l’arrestation musclée dont il a fait l’objet en février 2013, avait été condamné à purger une peine de quatre ans et demi de prison après avoir plaidé coupable à une série d’accusations, dont deux vols qualifiés dans la même pharmacie.

En mars dernier, il avait été libéré d’office après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Toutefois, de sévères conditions lui avaient été imposées, dont l’interdiction de consommer drogue et alcool et de se rendre dans les bars.

Or, le 24 juillet dernier, dans le cadre de sa libération conditionnelle, il avait été arrêté par les policiers de Trois-Rivières à la demande de son agente de surveillance en lien avec sa consommation de drogue.

Le 13 décembre, il avait donc plaidé coupable au chef de possession de cannabis porté par voie de déclaration sommaire ce qui lui avait valu 30 jours de prison consécutifs à la peine qu’il purge déjà.

Dans le cadre de son analyse, la Commission des libérations conditionnelles a noté que ses premiers écarts de conduite à la suite de sa libération d’office remontaient plus précisément au 29 juin 2017. Il avait alors consommé de l’alcool mais sa liberté avait été maintenue. Puis, le 17 juillet, il avait commis un second bris de condition en ayant conduit seul alors qu’il n’avait qu’un permis d’apprenti conducteur. Sa liberté avait encore une fois été maintenue puisque son écart de conduite était plus relié à du laxisme et à de l’immaturité qu’à de la désorganisation.

Il s’était de nouveau engagé à respecter la loi. Or, le 24 juillet 2017, ses agents de surveillance avaient alors reçu une analyse d’urine positive au THC. La suspension de sa libération avait alors été exécutée. Lors de son arrestation, des comprimés de Noratriptan, de Lorazepam de même que du cannabis avaient été retrouvés sur lui.

Il avait par la suite avoué fumer régulièrement des «cannabinoïdes synthétiques» qu’il se procurait par Internet à partir des États-Unis. Or, cette substance serait plus puissante et dangereuse que le cannabis en plus d’être difficilement détectable dans les analyses d’urine auxquelles il est régulièrement soumis.

Même en prison, il a eu un test d’urine positif au THC en août. Puis, le 22 novembre, lors de sa réintégration à la prison à la suite d’un passage à la cour, 14 grammes de hachisch avaient été retrouvés sur lui.

Les intervenants à son dossier considèrent qu’il a fait le choix de maintenir un mode de vie délinquant en faisant fi de ses conditions. La Commission a donc révoqué sa libération d’office en raison du risque inacceptable qu’il représente pour la société.

Cependant, les dispositions de la loi font qu’il aura malgré tout droit à une autre libération d’office. La Commission lui a donc imposé les mêmes conditions à respecter jusqu’à la fin de sa peine à l’automne 2018: fournir les informations financières requises à son agent de surveillance, ne pas consommer drogue et alcool, suivre une thérapie, ne pas aller dans les bars, respecter un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures et ne pas fréquenter des personnes ayant un dossier judiciaire.