On voit ici Mario Charland lors d'une de ses arrestations.

Liberté refusée pour Mario Charland

Sans grande surprise, Mario Charland a échoué, mercredi, dans sa tentative de reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui pour des gestes de grossière indécence et des bris de conditions.
Cette fois-ci, la juge Guylaine Tremblay a ordonné sa détention, concluant au terme de son enquête sur caution que le risque de récidive était trop élevé.
Depuis son arrestation à la mi-août pour des actions indécentes au Café Morgane à Trois-Rivières, Mario Charland a bénéficié de nombreuses chances par le tribunal. Il a en effet été remis en liberté avec des conditions mais à quatre reprises, il a brisé celles-ci en retournant par exemple au Café Morgane alors qu'il n'en avait pas le droit, en quittant sa résidence d'accueil de Cap-de-la-Madeleine pour aller prendre une marche en dépit d'une interdiction, en ne respectant pas les règlements de celle-ci et en omettant de respecter un couvre-feu.
Le service de probation et les avocats avaient pourtant eu beaucoup de mal à lui trouver une maison d'accueil qui acceptait de l'héberger mais, de toute évidence, le prévenu n'a pas su en tirer profit. À ce jour, il n'y a d'ailleurs plus de ressource qui est prête à l'accueillir.
Pour toutes ces raisons, le tribunal s'est rendu aux arguments de la Couronne et a ordonné sa détention, et ce, en dépit des efforts de son avocat Me Jean-Sébastien Gladu.
Il sera ramené devant la cour le 11 novembre pour la suite des procédures judiciaires.
Charland est cet homme qui, à l'été 2014, s'était masturbé dans deux parcs de Trois-Rivières. Il avait bénéficié d'un sursis de sentence mais il était sous probation lorsqu'il a récidivé cet été.