Dany Gallagher est cet homme qui avait tenu les policiers de Trois-Rivières en haleine après s’être barricadé dans son logement de la rue Laflamme. Il avait été arrêté parce qu’il était soupçonné d’avoir mis le feu à la résidence de son ex-conjointe ce matin-là.

Liberté refusée à Dany Gallagher

Trois-Rivières — En raison des probabilités marquées de récidive, la détention de Dany Gallagher, cet homme de 43 ans qui aurait mis le feu à la maison d’une ex-conjointe samedi dernier, a été ordonnée.

Au terme d’une enquête sur caution qui a eu lieu jeudi, le juge Jacques Lacoursière a en effet refusé de le remettre en liberté pour la durée du processus judiciaire, et ce, pour assurer la protection du public et des présumées victimes dans cette affaire.

Il a également invoqué comme motif le fait de ne pas miner la confiance du public en l’administration de la justice.

Gallagher est cet homme qui avait tenu les policiers de Trois-Rivières en haleine après s’être barricadé dans son logement de la rue Laflamme. Il avait été arrêté parce qu’il était soupçonné d’avoir mis le feu à la résidence de son ex-conjointe ce matin-là. Selon ce qu’on a pu apprendre, il n’acceptait pas la rupture. La plaignante lui aurait même enjoint de quitter sa maison; en retour, il aurait plutôt allumé un incendie et pris la fuite. Heureusement, personne ne se trouvait à l’intérieur.

Il avait ensuite été localisé vers 11 h 30 à son domicile de la rue Laflamme. Comme les policiers redoutaient la présence d’armes à feu, ils avaient érigé un périmètre de sécurité et forcé l’évacuation de résidences voisines. Le suspect s’était finalement rendu vers 13 h 15 . Il avait par la suite été accusé d’incendie criminel, mais aussi de bris d’engagement en ayant consommé de l’alcool en dépit d’une interdiction.

C’est que le suspect a des causes pendantes pour des infractions relatives à des voies de fait et des menaces sur une autre ex-conjointe qui datent de janvier 2017 et pour alcool au volant.

Lors de l’enquête sur caution, l’avocat de Gallagher, Me Alexandre Biron, a notamment fait témoigner son client qui s’est dit prêt à suivre une autre thérapie en lien avec son problème d’alcool.

Or, les éléments de preuve déposés par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, ont pesé lourd dans la décision du juge Lacoursière.

Ainsi, il a non seulement retenu la gravité objective du crime passible d’une peine de 14 ans, mais également la gravité subjective. C’est que la maison de la plaignante, évaluée à 300 000 $, est une perte totale.

Il a aussi été question de son alcoolisme. Gallagher aurait suivi trois thérapies, mais chacune d’elles a été suivie d’une rechute. Même si le prévenu se dit prêt à suivre une autre thérapie parce que cette fois-ci il aurait compris, le juge n’a pas voulu mettre la sécurité du public en péril avec le seul espoir que cette thérapie soit la bonne.

Qui plus est, Gallagher n’aurait pas juste un problème d’alcool, mais aussi de jalousie et/ou de gestion de la colère. Et ce, c’est sans compter un antécédent judiciaire pour harcèlement, ses causes pendantes pour des gestes de violence envers une ex-conjointe et le bris d’engagement en consommation d’alcool.

Pour toutes ces raisons, il devra demeurer détenu. Immédiatement, son avocat a annoncé qu’il allait demander la tenue d’une enquête préliminaire et que le renvoi au procès allait être contesté. La cause a été reportée au 13 février.