Steve Claing-Forget

Libération refusée une seconde fois à Steeve Claing Forget

TROIS-RIVIÈRES — Steeve Claing Forget a échoué pour une deuxième fois dans ses démarches visant à reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui pour tentative de meurtre contre son ex-conjointe.

Saisie de la requête en révision de cautionnement, la juge Dominique Slater a en effet décidé de la rejeter vendredi après-midi au terme de son délibéré. Elle a conclu qu’il n’y avait pas de faits nouveaux qui justifieraient de renverser la décision rendue en décembre dernier par le juge Jacques Trudel lors de la première enquête sur caution.

Claing Forget est accusé de tentative de meurtre, voies de fait graves, voies de fait causant des lésions corporelles, de harcèlement et de menaces de mort contre son ex-conjointe. On se rappellera qu’il avait été arrêté le 20 novembre dernier par la Sûreté du Québec, alors qu’il s’était rendu de lui-même au poste de police en raison d’une plainte de violence conjugale déposée la veille contre lui. Les événements qui lui sont reprochés seraient survenus le 15 novembre.

En décembre, Claing Forget, défendu par Me Matthieu Poliquin, avait tenté une première fois de reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires mais le juge Jacques Trudel avait refusé en invoquant l’importance de protéger la victime. Au terme d’une enquête préliminaire tenue en mars et au cours de laquelle il avait été cité à subir un procès sur tous les chefs portés contre lui, son avocat était revenu à la charge en demandant une révision de son cautionnement.

Pour ce faire, il avait invoqué des faits nouveaux en lien notamment avec la force de la preuve présentée par le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, le témoignage de la plaignante, le passage du temps depuis l’incarcération de son client et des changements dans les cautions.

Or, la juge n’a retenu aucun élément significatif qui pourrait favoriser la révision du cautionnement. Selon elle, le niveau de dangerosité du prévenu et ses antécédents judiciaires font en sorte que sa détention demeure nécessaire pour protéger la victime.

Notons par ailleurs qu’une ordonnance de non-publication nous empêche à ce stade des procédures de dévoiler de plus amples informations sur la preuve.

La cause a été reportée au 11 mai.