L'harceleur de jeunes femmes dans le secteur du Cégep déclaré non criminellement responsable

Le Gabonais, Mexan Mboumba Awoulé, cet individu accusé d'avoir harcelé des jeunes femmes dans le secteur du Cégep de Trois-Rivières, a finalement été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.
L'examen psychiatrique effectué par la Dre Marie-Frédérique Allard a en effet révélé que l'individu n'avait pas conscience de ce qu'il faisait en abordant des femmes de pareille façon sur la rue, d'où son diagnostic de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.
Rappelons que Mexan Awoulé, 32 ans, faisait face à une accusation de harcèlement criminel. Il aurait abordé des jeunes femmes dans les secteurs du Cégep de Trois-Rivières et de l'UQTR pour leur demander d'être son ami et pour propager la parole du Christ.
Son comportement étrange et son délire religieux avaient semé des craintes chez les jeunes femmes au point où il avait été évincé du campus de l'UQTR. L'une de ses victimes dans le secteur du Cégep avait pour sa part porté plainte, ce qui lui a valu le dépôt d'une accusation de harcèlement criminel. Il avait été arrêté au début octobre.
Lors de ses passages en cour, il s'était muré dans un silence total, sous prétexte que la justice des hommes n'avait aucune autorité sur lui. Il avait d'ailleurs été jugé inapte à subir un procès. Après trois mois de détention préventive pour recevoir des soins appropriés à son état, son avocat, Me Louis R. Lupien, avait réussi à le faire libérer étant donné que la peine maximale pour une infraction punissable sur déclaration de culpabilité sommaire est de six mois.
Il avait par la suite dû se soumettre à une évaluation sur sa responsabilité criminelle. À la lecture du rapport de la Dre Allard déposé cette semaine, le juge Jacques Trudel l'a donc déclaré non responsable criminellement.
Awoulé est donc libéré de l'accusation qui pèse contre lui mais devra néanmoins se soumettre à plusieurs conditions d'ici à ce qu'il soit évalué et pris en charge par la Commission d'examen des troubles mentaux.
Il doit donc continuer à prendre sa médication, rencontrer son médecin traitant, suivre ses recommandations, ne pas se trouver dans un rayon de 200 mètres du Cégep de Trois-Rivières, ne pas aborder de mineurs sauf en compagnie d'un adulte responsable et enfin, ne pas contacter la victime.
Cet individu a déjà fait face dans le passé à des accusations d'attouchements sexuels et d'agression sexuelle sur une adolescente de 15 ans pour des événements survenus en novembre 2012. Il avait par contre été libéré de ces accusations, la Couronne ayant décidé de ne pas faire de preuve.
Au cours de la même période, le prévenu avait également été envoyé en évaluation psychiatrique pour y recevoir des soins appropriés à son état.