Marie-France Garceau, photographiée en juin dernier.

L’ex-notaire Marie-France Garceau coupable d’avoir fraudé son neveu

TROIS-RIVIÈRES — Le séjour en prison de Marie-France Garceau se prolongera un peu plus. L’ex-notaire, qui a été condamnée en juin dernier à une peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour pour un détournement de fonds, a été condamnée mardi à trois mois de prison supplémentaires après avoir plaidé coupable à une accusation d’abus de confiance criminel dans un dossier semblable. Et cette fois-ci, la victime est son propre neveu.

L’ex-notaire était fiduciaire de la succession d’une résidente de la région de Montréal. Les faits reprochés se sont déroulés entre janvier et août 2013. Selon le rappel des faits effectué au palais de justice de Trois-Rivières par le procureur de la poursuite, Me Benoît Larouche, l’ex-notaire a détourné 35 248 $ à son avantage. L’argent a principalement servi à rembourser des achats effectués par des cartes de crédit. Les montants des transactions variaient de moins de 2000 $ à un peu plus de 6000 $.

Comme l’a expliqué Me Larouche au juge Jacques Lacoursière, ce deuxième dossier de détournement de fonds de Marie-France Garceau est un copier-coller du premier. En juin, celle-ci a pris le chemin de la prison après avoir plaidé coupable à une accusation d’abus de confiance. Elle avait détourné plus de 300 000 $ à son profit dans le cadre de ses fonctions de notaire. Elle avait obtenu le mandat de s’occuper de la succession d’une dame.

Le premier dossier de Marie-France Garceau a d’ailleurs conduit les autorités vers ce deuxième cas de détournement. La Sûreté du Québec a eu à intervenir auprès de la Chambre des notaires et c’est à ce moment qu’on a réalisé qu’une deuxième plainte avait été portée contre elle.

La bonne nouvelle dans cette affaire est que le neveu de l’ex-notaire a récupéré presque en totalité les sommes détournées.

La peine de trois mois d’emprisonnement supplémentaires est une suggestion soumise par Me Larouche et Me Simon Gélinas, l’avocat de Garceau. Selon Me Gélinas, cette suggestion de sentence représente une peine raisonnable.

Le juge Lacoursière a rappelé à Marie-France Garceau l’importance du lien de confiance qui vient avec la profession de notaire. Même si le montant détourné dans ce deuxième cas est moins élevé que celui du premier, il représente quand même une bonne somme d’argent.

Le juge Lacoursière a entériné la suggestion de sentence commune et a imposé trois mois de prison de plus à Marie-France Garceau. Celle-ci n’exerce plus la profession de notaire depuis le 14 mars 2014.