Anthony Girardeau

Leurre et pornographie juvénile: 21 mois pour Girardeau

Anthony Girardeau prend le chemin de la prison. Ayant plaidé coupable en mars 2017 à des accusations de leurre et de pornographie juvénile, l'individu de 20 ans a écopé d'une peine d'emprisonnement de 21 mois.
Ce résident de Bécancour avait reconnu sa culpabilité d'avoir commis des leurres auprès de sept personnes entre avril et décembre 2015. Via Internet, il a contacté des personnes de moins de 16 ans dans le but de faciliter la perpétration d'infractions, notamment des contacts sexuels.
Selon le rappel des faits effectués lundi au palais de justice de Trois-Rivières, Girardeau y allait de propos très directs. Il demandait entre autres aux adolescentes si elles avaient fait des fellations. Il a également demandé aux adolescentes des photos de leur corps et a lui-même exposé des photos de son pénis sur des réseaux sociaux.
L'individu a été épinglé par le module de cybersurveillance de la Sûreté du Québec. Une sergente a pris le profil d'une fille de 13 ans sur Facebook et a engagé des échanges avec Girardeau. Les conversations à caractère sexuel ont pris le dessus et l'individu a été repéré par l'adresse IP de son ordinateur.
Girardeau a aussi plaidé coupable à une accusation de trafic de résine de cannabis. Lorsqu'il vendait cette marchandise à des mineures, il en profitait pour tenir des propos à caractère sexuel.
La sentence de 21 mois est une suggestion proposée par Me Jean-Marc Poirier, procureur de la poursuite, et par Me David Guévin, procureur de la défense. La juge Guylaine Tremblay a accepté la suggestion de peine, la qualifiant d'adéquate.
La présidente du tribunal a notamment pris soin de relever que le rapport sexologique de l'accusé est plutôt positif: Girardeau est ouvert à entreprendre un processus thérapeutique et il a pris conscience du mal qu'il a causé.
Girardeau devra respecter une période de probation de trois ans. Il lui est interdit de communiquer avec les jeunes filles et devra se soumettre à toute thérapie sexologique recommandée par son agent de probation. Il devra fournir un échantillon d'ADN.
Anthony Girardeau verra son nom être inscrit au registre des délinquants sexuels.