Anthony Girardeau reviendra au palais de justice de Trois-Rivières le 18 septembre.

Leurre et pornographie juvénile: Girardeau règle ses comptes

En cette période de carême, Anthony Girardeau a décidé d'avouer ses fautes. Le citoyen de Bécancour a plaidé coupable, vendredi, à différentes accusations de leurre et de pornographie juvénile.
Girardeau, qui aura 20 ans dans quelques jours, a été arrêté en décembre 2015 concernant ces crimes. D'avril à décembre 2015, il a commis des leurres avec six personnes d'âge mineur par Internet. Selon la preuve présentée vendredi au palais de justice de Trois-Rivières, Girardeau a contacté des personnes de moins de 16 ans dans le but de faciliter la perpétration d'infraction, entre autres des contacts sexuels.
L'enquête policière menée par le service de cybersurveillance de la Sûreté du Québec a permis de trouver l'adresse IP de l'ordinateur utilisé par Anthony Girardeau. Une sergente a d'abord personnifié une adolescente de 13 ans sur Facebook et a eu des échanges avec Girardeau. Des conversations à connotation sexuelle ont été notées durant ces échanges.
La même policière a pris le personnage d'une adolescente de 11 ans pour faire une autre demande de contact avec Girardeau. Selon la preuve, Girardeau a demandé à la rencontrer en proposant des actes de nature sexuelle.
Ce dernier a également plaidé coupable à une accusation d'avoir produit, imprimé ou publié de la pornographie juvénile durant la même période. Toujours entre avril et décembre 2015, Girardeau a rendu accessible du matériel sexuellement explicite à plusieurs jeunes filles dans le but de faciliter la perpétration de crimes de nature sexuelle.
Anthony Girardeau a enregistré le même genre de plaidoyer à une accusation de trafic de résine de cannabis pour des actes commis en septembre 2015 à Nicolet. La perquisition policière a permis de saisir un peu plus de six grammes de haschich, une balance et une égreneuse.
Après le rappel des faits exposés par Me Jean-Marc Poirier, procureure de la Couronne, la juge Guylaine Tremblay a demandé à Anthony Girardeau s'il reconnaissait ces gestes, ce qu'il a admis.
«Vous savez que vous allez en détention?», a pris soin de vérifier la juge Tremblay.
«Oui», a répondu Girardeau.
La juge Tremblay a ordonné la confection d'un rapport présententiel et sexologique du criminel. Les représentations sur sentence auront lieu le 18 septembre. 
Anthony Girardeau demeure libre jusqu'à cette prochaine étape des procédures.