Marie-Lou Beauchamp Filion

Les faits divers en bref

L’enquête préliminaire de Marie-Lou Beauchamp Filion prévue pour septembre

Trois-Rivières — L’enquête préliminaire de Marie-Lou Beauchamp Filion, cette femme accusée du meurtre prémédité de son enfant de deux ans, devrait finalement avoir lieu du 4 au 7 septembre inclusivement.

Les audiences, qui devaient commencer cette semaine, avaient en effet été reportées à la demande de la défense. L’enquête préliminaire est l’étape qui précède le procès.

Elle vise notamment à déterminer si la preuve est suffisante pour aller à procès.

Rappelons que la jeune femme, qui est défendue par Me Pénélope Provencher, est accusée du meurtre au premier degré de son enfant. Le drame était survenu dans un logement de l’avenue Cyr à Bécancour le 1er septembre 2017. Le bambin avait alors été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire.

Depuis son arrestation, la prévenue est demeurée incarcérée.

Justin Milette: une décision sera rendue le 22 mai

La cause de Justin Milette, cet individu accusé de menaces et d’intimidation envers un juge et un procureur de la Couronne, a été reportée au 22 mai à la demande du juge Rosaire Larouche.

Le tribunal a en effet décidé d’ajourner sa décision à cette prochaine date, et ce, pour des raisons qui ne peuvent être dévoilées pour l’instant en vertu d’une ordonnance de non-publication prononcée vendredi matin dans cette affaire. Il devra décider si oui ou non il remet le prévenu en liberté pour la suite des procédures judiciaires.  

Quant à savoir si Justin Milette désire toujours subir une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle, la réponse fournie vendredi par ce dernier fait également partie de l’ordonnance de non-publication.  

Rappelons que cet individu de 53 ans a été arrêté le 30 avril dernier à sa résidence de Trois-Rivières pour des propos menaçants qu’il aurait tenus au Bureau du protecteur du citoyen contre un juge et un procureur de la Couronne. Il est donc accusé d’intimidation et de menaces.

Compte tenu de ses antécédents et la nature des délits qui lui sont reprochés, la Couronne s’est objectée à sa remise en liberté. Au cours des 15 dernières années, Justin Milette a entrepris une quarantaine de recours judiciaires dont la plupart se sont soldés par des échecs. En raison de ce harcèlement, il a d’ailleurs été déclaré plaideur quérulent, de sorte qu’il lui est interdit d’entreprendre des recours devant tous les tribunaux et instances judiciaires du Québec sans l’autorisation d’un juge en chef ou d’un responsable.

Jeudi, son enquête sur caution a eu lieu. L’une des particularités de cette affaire est qu’aucun avocat de la région ne veut représenter Justin Milette en raison du conflit d’intérêts. Et ses démarches se seraient également avérées vaines ailleurs au Québec, ce qui l’oblige à se défendre seul pour l’instant.

David Groulx

Un homme de Shawinigan porté disparu

La Sûreté du Québec demande l’aide du public pour retrouver David Groulx, un homme de 34 ans de Shawinigan.

David Groulx a été vu pour la dernière fois le 10 mai vers 23 h à Shawinigan. Il se déplacerait à pied. Ses proches ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité. L’homme mesure 1,57 m (5’2’’) et pèse 62 kg (137 lb). Il a les cheveux châtains (rasés) et les yeux bleus.

Signe particulier, il porte des lunettes pour la vue avec une monture noire. Il a un tatouage de ninja à l’avant-bras gauche et un tatouage de Goliath au dos. La dernière fois qu’il a été vu, David Groulx portait un manteau bleu pâle, un pantalon de jeans turquoise ainsi que des souliers noirs avec des semelles blanches.

Toute personne qui détiendrait des informations pouvant aider à retrouver cette personne est priée de communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Leurres informatiques: 32 mois de prison pour Louis-Philippe Fleury

Louis-Philippe Fleury, un jeune homme de 21 ans, a été condamné à une peine de 32 mois de pénitencier pour des leurres informatiques commis envers des mineures en 2016 et 2017.

Toutefois, il lui restera 21 mois à purger en tenant compte de sa détention préventive de 11 mois. Et puisqu’il a manifesté son intérêt à suivre le programme conçu pour les délinquants sexuels offert à la prison de Percé, la juge Dominique Slater a émis une recommandation pour qu’il soit évalué à cette fin. Fleury sera également soumis à une probation pendant trois ans avec suivi à sa sortie de prison. Qui plus est, il devra respecter plusieurs conditions lui interdisant d’être en présence de jeunes de moins de 16 ans et d’aller sur Internet pendant dix ans, sauf en présence d’un adulte sans antécédent judiciaire et au courant de sa problématique sexuelle. Il sera évidemment inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Cette sentence fait suite à une suggestion commune des avocats au dossier, soit Me Alexandre Biron et Me Pierre Spain à la défense, et Me Jean-Marc Poirier à la Couronne.

Rappelons que Louis-Philippe Fleury de Notre-Dame-du-Mont-Carmel avait été arrêté une première fois en mai 2016. Âgé de 19 ans, il avait été accusé de leurre auprès d’une personne de moins de 16 ans dans le but de perpétrer un crime de nature sexuelle. Il avait notamment été piégé par une agente d’infiltration qui s’était fait passer pour une jeune fille de 13 ans sur les réseaux sociaux. Fleury avait eu avec elle des discussions où il était question de relations sexuelles complètes.

Cependant, le suspect avait été remis en liberté avec une série de conditions.

Or, il avait de nouveau été arrêté quelques mois plus tard pour des infractions de même nature mais cette fois-ci avec deux «vraies» adolescentes. L’une avait 13 et l’autre 14 ans. Encore une fois, il avait eu avec elles des discussions sur Internet à teneur sexuelle. Il les avait notamment invitées dans une chambre d’hôtel et s’était même présenté à leur école.

En mars dernier, il avait plaidé coupable à des chefs de leurre informatique et de bris de conditions. Le rapport présentenciel et le rapport sexologique qui ont été confectionnés à la demande des avocats ont révélé que le risque de récidive semblait élevé.

C’est pourquoi les avocats ont non seulement insisté sur l’aspect punitif relié au crime et à la récidive qu’il a commis pendant qu’il était sous conditions mais aussi sur l’importance de la réhabilitation. En ce sens, Me Biron a rappelé que son client était encore jeune, qu’il avait plaidé coupable, qu’il n’avait pas d’antécédents judiciaires et qu’il désirait suivre la thérapie pour délinquants sexuels proposée à Percé.

La juge a conclu que cette suggestion était bel et bien raisonnable dans les circonstances de sorte qu’elle l’a entérinée en tenant compte des facteurs atténuants et aggravants.

Agression sexuelle: 60 jours de prison et une amende de 800 $

Pierre Gagnon devra purger 60 jours de prison discontinue, faire un don de 800 $ à la Maison Le Far et se soumettre à une probation pendant 18 mois pour avoir agressé sexuellement une femme souffrant d’une maladie du système nerveux central.

Il sera également inscrit au Registre des délinquants sexuels pendant les 20 prochaines années. Les événements pour lesquels il avait plaidé coupable étaient survenus en juin 2016 à Trois-Rivières, au domicile de la victime. Celle-ci devait se déplacer en fauteuil roulant. Pour des raisons reliées à son état de santé, elle avait consommé de la marijuana cette journée-là en compagnie d’un ami.

Or, la drogue avait provoqué chez elle des vomissements. Elle s’était ensuite endormie. Gagnon en avait alors profité pour se livrer à des gestes de masturbation et de fellation pendant qu’elle dormait. Le lendemain, la victime, soupçonnant de possibles abus en raison de vagues souvenirs, avait interrogé le suspect, qui lui avait finalement tout avoué. Il lui avait également écrit des excuses. Une plainte avait néanmoins été portée.