Tony Langlois, cet homme qui avait volé des lampions au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, a réglé l'ensemble de ses dossiers, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Le voleur de lampions règle ses dossiers

Tony Langlois, cet homme qui avait volé des lampions au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, a réglé l'ensemble de ses dossiers, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières.
Il a en effet reconnu sa culpabilité à une vingtaine de crimes commis entre décembre 2015 et septembre 2016 dans la région, ce qui a lui a valu une peine de 18 mois de prison. 
Cet individu, qui était charpentier-menuisier, a littéralement perdu le contrôle de sa vie à la suite d'une rupture amoureuse. Ses problèmes personnels et financiers de même que sa dépendance aux stupéfiants l'ont conduit dans une séquence criminelle marquée par la violence, les vols et les fraudes. 
Il s'est notamment livré à des voies de fait et des voies de fait causant des lésions corporelles sur une femme dans un contexte conjugal entre décembre 2015 et juin 2016. Il l'a en effet malmenée physiquement à plusieurs occasions. Notons d'ailleurs qu'il a des antécédents en matière de violence conjugale qui datent de 1992 et 2006. 
Il a aussi volé à au moins quatre reprises les présentoirs de lampions du Sanctuaire et surtout l'argent qu'il contenait. Il a fraudé pour un montant de 850 $ un frère de cet établissement religieux en lui empruntant de l'argent qu'il a remboursé avec des chèques sans fonds.
Lors du dernier vol commis au Sanctuaire, il a causé un accident au moment de sa fuite en auto, blessant du même coup deux personnes.
Il circulait alors à une vitesse de 80 km/h dans une zone de 50 km/h et a omis de faire ses arrêts obligatoires, ce qui a causé une collision. Pour cela, il a plaidé coupable à un chef de conduite dangereuse causant des lésions corporelles. 
Langlois, qui est âgé de 45 ans, a également fraudé le dépanneur Le Relais de Batiscan d'un montant de 640 $. La pire fraude demeure toutefois celle commise envers une parfaite inconnue rencontrée dans un dépanneur.
À ce moment, Langlois bénéficiait d'une remise en liberté sous caution à la suite d'une première arrestation pour la conduite dangereuse et les vols de lampions. Cette femme a gentiment voulu lui donner la somme de 0,45 $ qui lui manquait pour s'acheter un Mr Freeze. Or, sous prétexte de la rembourser, il a obtenu sa carte d'affaires. Il en a plus tard profité pour lui soutirer un total de 1080 $. 
Enfin, il a plaidé coupable à cinq vols d'essence, la possession d'outils de cambriolage, le vol d'une cafetière et d'une télévision à l'hôtel Days Inn, deux vols d'outils et des bris d'engagements. 
Son avocat, Me Mario Melançon, et la procureure de la Couronne, Me Julie Forget, ont soumis au juge Jacques Trudel une suggestion commune de sentence qui tient compte des facteurs aggravants et atténuants. Ils ont en effet proposé une peine de 18 mois de prison, moins la détention préventive. 
Le juge a conclu que celle-ci était raisonnable dans les circonstances et l'a donc entérinée. Tony Langlois devra purger 12 mois de prison à compter de maintenant. Il sera sous probation pendant trois ans, dont un an avec suivi. Il devra suivre les directives de son agent de probation surtout en ce qui concerne toute démarche thérapeutique en matière de violence conjugale et de toxicomanie.
Pendant sa détention et sa probation, il lui sera interdit d'entrer en contact avec toutes les victimes de ses crimes. Il ne pourra pas non plus se rendre au Sanctuaire, au dépanneur Le Relais et au Days Inn. Il lui sera interdit de posséder des armes pendant les dix prochaines années et il ne pourra pas conduire un véhicule pendant deux ans.