Le procès de Jean-Sébastien Dufour est fixé sans remise possible

TROIS-RIVIÈRES — Qu’il soit représenté ou non par un avocat, Jean-Sébastien Dufour devra subir son procès les 28 février et 1er mars 2019 pour des délits commis en juin 2014 à Trois-Rivières.

Le juge David Bouchard a été très clair envers le prévenu: le procès est fixé de façon péremptoire, donc pas de remise possible. Tout au plus, il a été convenu de revenir en cour le 31 janvier pour savoir si un avocat aura entre-temps accepté de représenter le prévenu. Dans la négative, un avocat sera nommé d’office pour procéder aux contre-interrogatoires lors du procès.

L’individu de 39 ans, de Montréal, doit en effet subir un nouveau procès en lien avec des accusations de séquestration, menaces de mort, menaces de brûler un lieu et vol de véhicule à moteur. On le soupçonne d’avoir volé un véhicule à Montréal, pris la direction de Trois-Rivières et débarqué dans un logement de la rue Saint-Valère pour y dénicher de la drogue. Intoxiqué, il pensait y trouver une connaissance soi-disant, mais il y aurait trouvé deux femmes qui ne le connaissaient pas. Il aurait exigé qu’on lui fournisse de la drogue en disant que si sa demande n’était pas satisfaite, il ne savait pas ce qu’il allait faire. Il avait été arrêté peu de temps après par les policiers. Depuis, il est incarcéré.

En 2015, il avait été déclaré coupable par la juge Guylaine Tremblay des infractions qui lui étaient reprochées. Or, il avait porté sa cause en appel et obtenu le droit en août 2017 d’avoir un nouveau procès. Depuis, par contre, les procédures ne cessent d’être reportées à sa demande puisque le prévenu a souvent changé d’avocat.

Encore la semaine passée, son procès devait commencer au palais de justice de Trois-Rivières et les témoins avaient été assignés. Or, il a demandé un nouveau report dans la cause parce que le lien de confiance avec son avocat était brisé et qu’il avait entrepris des démarches pour en trouver un autre, ce qui lui a été accordé par le juge.

Lors de son retour devant le tribunal jeudi, on a pu apprendre que l’avocate qu’il avait contactée ne serait pas disponible avant juin 2019 pour un procès. Qui plus est, elle a fait savoir qu’il restait tout de même à confirmer son entrée au dossier après la réception de ses honoraires.

Comme cela entraînait un délai beaucoup trop important, le juge a fixé immédiatement les dates de procès et averti Jean-Sébastien Dufour qu’il n’y aurait plus de remise possible.

Bien connu pour ses frasques devant les tribunaux, son mépris de l’autorité et ses écarts de langage, Jean-Sébastien Dufour est néanmoins apparu particulièrement calme et respectueux jeudi matin.