L’Escouade régionale mixte de la Mauricie avait réalisé une frappe policière majeure le 31 mai dernier. Le Hells Angels Paul Magnan avait notamment été arrêté. Il est maintenant libre comme l’air. — Photo: Stéphane Lessard

Le Hells Paul Magnan libéré

Trois-Rivières — La Direction des poursuites criminelles et pénales vient d’autoriser le retrait des accusations portées contre huit individus arrêtés dans le cadre du projet Ouest visant les motards criminalisés, dont le Hells Angels Paul Magnan.

L’annonce a été faite ce vendredi au palais de justice de Trois-Rivières devant le juge David Bouchard. Paul Magnan était notamment accusé de gangstérisme, complot pour trafic de stupéfiants, trafic de stupéfiants, recyclage des produits de la criminalité, possession aux fins de trafic de méthamphétamine, possession de résine de cannabis, possession d’argent obtenu illégalement et diverses autres infractions liées à la possession et l’entreposage d’armes. Il a donc été libéré de toutes ces accusations et pourra retourner chez lui libre comme l’air. 

Sept autres personnes sont visées par le retrait des accusations portées contre eux, soit Dominic Ciccone, Éric Deschênes, Christian Fortin, Marie-Ève Marquis, Richard Tessier et Éric-Réal Champigny. Dans le cas de Martin Villemure, ce dernier est décédé. Quatre autres personnes arrêtées lors de cette même opération policière devraient avoir droit au même traitement jeudi prochain, ce qui portera à 12 le nombre de suspects libérés des accusations. Tout dépendant des individus, ils faisaient face à des accusations de gangstérisme, complot pour trafic de stupéfiants, trafic de stupéfiants et/ou recyclage des produits de la criminalité pour des infractions qui remontent à janvier 2016. 

Invitée à expliquer les motifs d’une pareille décision, la procureure de la Couronne Me Nathalie Jomphe a rappelé que dans la foulée de l’arrêt Jordan portant sur les délais déraisonnables, l’ensemble du dossier en lien avec le projet Ouest a dû être revisité. «Dans un souci de célérité, il a fallu prioriser les dossiers des individus qui étaient davantage impliqués dans le trafic de drogue», a-t-elle déclaré. 

Rappelons que l’Escouade régionale mixte de la Mauricie a réalisé une frappe policière majeure le 31 mai en s’attaquant à des présumés membres d’un groupe de motards criminalisés, plus précisément les Deimos Crew, un club-école des Hells Angels de Trois-Rivières. 

Toujours selon les forces de l’ordre, cette organisation avait le contrôle exclusif de la vente de cocaïne, de méthamphétamine et du cannabis à Trois-Rivières, Shawinigan, Louiseville, Maskinongé et Portneuf. 

Une trentaine d’individus avaient été arrêtés. La majorité des suspects avaient par la suite été remis en liberté sous conditions pour la durée des procédures judiciaires, dont Paul Magnan, qui est considéré par les policiers comme le parrain du club-école. 

Quant à ceux contre qui les accusations sont toujours maintenues, la cause a été reportée au 24 janvier pour éventuellement fixer des dates d’enquête préliminaire.