Carlos Desjardins

Le dossier de Desjardins remis en avril

Trois-Rivières — La cause de Carlos Desjardins au palais de justice de Trois-Rivières a été remise en avril, soit quelques jours après son prochain passage au palais de justice de Québec pour des accusations en matière sexuelle.

L’individu devrait alors annoncer ses couleurs concernant son accusation d’avoir publié des images intimes d’une personne sachant que celle-ci n’y avait pas consenti ou sans se soucier de savoir si elle y avait consenti.

L’individu de 21 ans est soupçonné d’avoir filmé une relation sexuelle entre une jeune femme et un autre homme dans un hôtel de Trois-Rivières en novembre 2016. Il aurait par la suite diffusé les ébats sur le réseau social SnapChat malgré le fait que la femme l’avait averti de ne pas la filmer. Ce Youtuber étant très populaire, les images auraient été vues à près de 35 000 reprises. La vidéo, retirée depuis, permettait de reconnaître la jeune femme.

Parallèlement à cette cause à Trois-Rivières, Desjardins est accusé d’agression sexuelle et de voies de fait pour des événements qui se seraient déroulés dans la région de Québec au printemps de 2018. Il fait aussi face à des accusations de production et de distribution de matériel pornographique juvénile, de leurre informatique, d’extorsion et de communications indécentes. Quelque 30 accusations ont été déposées contre lui.

Le dossier de Desjardins à Québec doit devenir en cour le 5 avril. Celui de Trois-Rivières a été remis au 11 avril. Une date de procès pourrait être fixée à ce moment. Le dossier pourrait aussi être transféré à Québec.

Un autre individu a été impliqué dans les événements de novembre 2016 à Trois-Rivières. Guillaume Michaud avait publié à son tour ces images intimes sur Facebook sans avoir le consentement de la jeune femme. Il avait utilisé son téléphone pour filmer la vidéo sur le téléphone d’un ami.

Le 31 janvier dernier, la juge Dominic Slater a condamné Michaud à une peine de 90 jours de prison à être purgée les fins de semaine.

Il lui est interdit de fréquenter les réseaux sociaux durant trois ans.