François Venne, le conjoint de Mélissa Blais.

Le conjoint de Mélissa Blais appelle à la vigilance

LOUISEVILLE — Si plusieurs souhaitent depuis quelques semaines l’arrivée du printemps et la fonte des neiges, les proches de Mélissa Blais espèrent depuis le début de l’hiver le retour du temps doux. La fonte du couvert de neige aidera peut-être à retrouver des indices qui permettraient d’élucider le mystère de la disparition de cette mère de famille.

«J’avais hâte que l’hiver achève. Les recherches vont pouvoir reprendre», espère François Venne, le conjoint de Mélissa Blais disparue depuis le 2 novembre dernier.

Depuis la disparition de Mélissa Blais après une soirée dans des bars de Louiseville, la Sûreté du Québec a multiplié les efforts pour la retrouver ou à tout le moins retrouver des traces qu’elles auraient laissées derrière elle. En février dernier, les plongeurs de la SQ se sont rendus à nouveau aux abords de la Petite rivière du Loup pour y effectuer des recherches. Ceux-ci n’ont toutefois pas pu se mettre à l’eau à ce moment. Il semblerait, précise François Venne, que le signal du téléphone cellulaire de Mélissa Blais ait été capté pour la dernière fois à cet endroit. Alors que la glace disparaît, il croit bien que les policiers y retourneront lorsque les conditions seront favorables et que la glace sera fondue.

«Ce sont les dernières informations que nous avons eues. La SQ continue de mener l’enquête et les policiers me disent qu’ils retourneront faire des recherches lorsque la neige sera disparue», souligne M. Venne. «Je prends ça du côté positif. Les policiers sont encore dans l’enquête et ils ont l’intention de continuer les recherches.»

Les meilleurs alliés des enquêteurs et des proches de Mélissa Blais ces jours-ci sont les citoyens de Louiseville et des municipalités voisines. Maintenant que le sol redevient visible, le conjoint de la femme disparue depuis novembre dernier demande à la population d’ouvrir l’œil.

Mélissa Blais est disparue depuis le 2 novembre dernier après une soirée passée dans des bars de Louiseville.

Les résidents peuvent inspecter particulièrement les rives des cours d’eau. Même si celles-ci ont été vérifiées à l’automne, des débris peuvent avoir été amenés par les glaces ou le courant. «Le printemps peut faire déplacer des choses. Il faut vérifier les cours d’eau», martèle le conjoint de Mélissa Blais.

Cinq mois après la disparition de Mélissa Blais, son conjoint ne peut écarter aucune possibilité. Surtout qu’aucune trace du véhicule n’a été trouvée. François Venne ne peut s’empêcher de penser que quelqu’un est responsable de la disparition de sa conjointe.

Le dernier soir où Mélissa Blais a été vue, elle avait fréquenté quelques bars de Louiseville. Elle avait joué au poker avec des amis et consommé de l’alcool. Est-ce qu’une personne mal intentionnée s’en serait alors pris à elle? François Venne croit que cela pourrait être possible. Quelques jours après la disparition de sa conjointe, il affirmait être «sûr à 95 %» qu’elle avait été agressée.

«On ne sait jamais. Une auto peut être déplacée, que ce soit dans un cours d’eau ou volontairement pas quelqu’un qui la cache. Si les gens continuent à être vigilants, c’est possible qu’on la voie passer sur une remorqueuse. Ce n’est pas impossible», dit-il.

À la recherche d’information pouvant valider entre autres la piste de l’enlèvement, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont érigé à quelques reprises le poste de commandement au centre-ville de Louiseville dans l’espoir de recueillir des informations pouvant permettre de faire avancer l’enquête.

Âgée de 34 ans, Mélissa Blais mesure 1,70 m et pèse 66 kg. Elle a les cheveux brun-roux et les yeux verts. Sa voiture Toyota Corolla 2011 noire est immatriculée Y70 FAD.

Toute information pertinente peut être communiquée à la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.