Au lendemain du triple meurtre, on pouvait apercevoir qu'une fenêtre du deuxième étage avait été fracassée, à la résidence où est survenu le drame. Les deux présumés meurtriers auraient voulu attaquer les policiers par cette fenêtre.

L'autobus pour se rendre sur les lieux du crime

Les deux suspects accusés du triple meurtre survenu mardi matin se sont rendus sur les lieux du crime en autobus de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR). Ils ont ainsi pu se rendre avec leurs armes du secteur Cap-de-la-Madeleine vers la rue Sicard, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest.
Mercredi, il a toutefois été impossible de faire confirmer cette information auprès de la Sécurité publique de Trois-Rivières (SPTR) qui n'a pas retourné les appels du Nouvelliste à ce sujet. Cependant, à la direction de la STTR, on confirme avoir été contacté par les policiers dans le cadre de l'enquête. On refuse toutefois d'en dévoiler davantage afin de ne pas nuire à l'enquête en cours.
Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, était toujours mardi extrêmement troublé par les événements qui ont touché le quartier où il habite. Il soutient toutefois qu'il était très difficile pour quiconque de se rendre compte que les jeunes accusés auraient transporté des armes dans les autobus de la STTR.
«S'ils avaient des armes de poing ou des armes à canon court, c'est facile à camoufler. Et quelqu'un peut cacher une arme dans un étui à guitare», soulignait le maire en avouant qu'il ne sait pas comment les jeunes présumés meurtriers auraient pu dissimuler leurs armes.
Bien peu de détails ont filtré à propos de cette sordide histoire mercredi alors que le corps policier trifluvien s'est montré avare de commentaires. En matinée, la SPTR a simplement confirmé que les décès avaient été causés par arme à feu.
Par contre, les deux jeunes auraient voulu s'en prendre aux policiers après avoir assassiné les occupants de la maison, d'où les accusations de complot pour meurtre de plusieurs policiers. Les deux présumés meurtriers auraient même fracassé une fenêtre située à l'étage de la maison pour les attaquer à leur arrivée.
Un accusé aurait aussi demandé à son présumé complice de l'abattre après le crime avant qu'il retourne l'arme contre lui.