Christian Landry et Pascal Rocheleau avaient été transportés à La Tuque par hélicoptère après leur arrestation au mois de mai.

Landry et Rocheleau plaident coupables

LA TUQUE — Christian Landry et Pascal Rocheleau étaient de retour au palais de justice de La Tuque, mardi. Les deux hommes, arrêtés par la Sûreté du Québec lors d’une importante frappe antidrogue qui a eu lieu à Parent au mois de mai, ont reconnu leur culpabilité. Christian Landry a été condamné à 15 mois d’emprisonnement et Pascal Rocheleau, identifié comme le leader, a écopé de 33 mois de prison.

Pascal Rocheleau a plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation, notamment de trafic de méthamphétamines et de cocaïne. Il a également reconnu faire le trafic de cannabis.

Rappelons qu’une trentaine de policiers ont participé à cette opération à Parent, en mai dernier, qui a permis de saisir près de 18 000 comprimés de méthamphétamine, 400 grammes de cocaïne, une importante quantité de cannabis et 11 500 $ en argent liquide.

D’ailleurs, une ordonnance de blocage a été signifiée au propriétaire des lieux. Elle vise la résidence ayant fait l’objet de la perquisition en mai et d’une autre en début de semaine. Cette ordonnance sera débattue en 2019.

Pascal Rocheleau a également reconnu sa culpabilité pour un méfait commis le 4 juin 2018. Il aurait brisé deux fenêtres d’une guérite au centre de détention de Trois-Rivières.

«J’avais mal aux dents, ça faisait plusieurs jours que j’attendais pour voir un dentiste. Je n’étais plus capable», a expliqué l’accusé.

Il a été condamné à 33 mois d’emprisonnement, moins la détention préventive. Il lui reste donc 22 mois à purger. Il sera également soumis à une ordonnance de probation de deux ans incluant un suivi de 18 mois. Il devra respecter plusieurs conditions.

15 mois pour Christian Landry

Christian Landry, qui avait lui aussi été arrêté lors de cette opération, a plaidé coupable à une accusation de trafic de méthamphétamine. On parle d’environ 2500 comprimés.

«C’est quelqu’un qui a énormément d’antécédents en matière de drogues. C’est un ancien junkie […] C’est toutefois un joueur secondaire dans l’intervention à Parent», a indiqué le procureur de la Couronne.

Les avocats ont soumis une suggestion commune de 15 mois d’emprisonnement, moins le temps préventif. Il lui reste donc quatre mois à purger. À sa sortie de prison, il devra respecter plusieurs conditions dans le cadre d’une probation qui sera d’une durée de deux ans, incluant un suivi de 18 mois.

Les dossiers de James Perron repoussés

En début de semaine, la Sûreté du Québec a frappé à nouveau à la même adresse. Deux individus ont été arrêtés, dont James Perron.

«L’enquête tend à démontrer que l’homme arrêté poursuivait les activités de trafic de stupéfiants qui s’y tenaient antérieurement», avait fait savoir la SQ.

James Perron était de retour devant le Tribunal, mardi, de nouvelles accusations ont été déposées contre lui. Son enquête sur remise en liberté aura lieu vendredi.

Rappelons que la perquisition de lundi à Parent a permis de retrouver, plus de 11 000 comprimés de méthamphétamine, plus de 150 grammes de cocaïne, près de deux kilos de cannabis, du haschich, près de 450 dollars et une arme à feu.