Christophe Laliberté-Béliveau devra suivre une thérapie fermée.

Laliberté-Béliveau envoyé en thérapie

TROIS-RIVIÈRES — Christophe Laliberté-Béliveau, cet individu de 36 ans qui a déjà fait face à la justice pour avoir notamment tenté d’étrangler une femme avec la patte d’un ventilateur à Nicolet, a de nouveau été arrêté jeudi pour bris de probation, et devra subir une thérapie fermée. À l’occasion de son enquête sur remise en liberté, vendredi au palais de justice de Trois-Rivières, il a été envoyé directement en thérapie au pavillon L’Assuétude.

En liberté sous conditions depuis le mois d’avril, Laliberté-Béliveau avait l’obligation de suivre une thérapie fermée. Or, depuis le mois d’avril, plusieurs contacts ont été tentés avec des ressources en thérapie, sans toutefois qu’il n’en complète une seule. À au moins une reprise, il se serait rendu dans une de ces ressources, mais aurait quitté après seulement deux jours. À une autre reprise, il a refusé d’entrer dans une thérapie qui, selon les faits relatés par la Couronne, était trop longue pour lui. 

C’est dans ce contexte qu’un mandat d’arrestation a finalement été émis contre lui cette semaine, étant donné qu’il ne respectait pas cette condition. Toutefois, l’homme ne s’est pas caché et, apprenant l’existence du mandat d’arrestation, a tout de suite contacté son avocat pour se livrer jeudi.

Vendredi, la Couronne, représentée par Me Stéphanie Sleigher, s’est opposée à sa remise en liberté d’ici mardi, moment où il devait finalement entrer en thérapie au pavillon L’Assuétude. L’avocat de l’accusé, Me Louis R. Lupien, a pour sa part réclamé que son client puisse retourner chez sa mère, où il réside à Bécancour. Cette dernière s’était d’ailleurs engagée à ce qu’il respecte ses conditions et à aller le reconduire elle-même mardi matin.

Or, devant les nombreuses tentatives ratées au cours des derniers mois et alors que l’accusé disait vouloir cette fois-ci s’investir sérieusement dans sa thérapie, le juge Jacques Lacoursière a accepté de ne pas le renvoyer en détention, mais a refusé qu’il retourne chez sa mère pour la fin de semaine. Il a plutôt préféré le remettre entre les mains des responsables de la maison de thérapie pour qu’il s’y rende directement et débute le plus rapidement possible.

Christophe Laliberté-Béliveau avait également fait face à la justice après avoir arraché un bout de doigt à un homme lors d’une altercation survenue en 2015.