Un des accusés aurait harcelé la plus jeune des victimes pendant un bon moment.

La victime de 17 ans harcelée par l'un des accusés

La victime de 17 ans de la tuerie de Trois-Rivières aurait été harcelée par un des accusés pendant une longue période.
Dans un message Facebook obtenu par Radio-Canada Mauricie, la jeune femme de 17 ans demande au jeune homme de ne plus la contacter. « Laisse-moi tranquille, je suis sérieuse. Tu n'as plus de moyen d'entrer en contact avec moi. Je t'ai bloqué et si tu appelles chez moi, ma mère contactera la police », écrit-elle, dans ce message envoyé le 1er septembre. Aucune plainte n'a finalement été déposée à la police.
Du côté de la Sécurité publique, les enquêteurs sont loin d'avoir terminé leur travail même si les suspects ont été arrêtés. Après l'arrestation et la cueillette de preuves, l'heure est maintenant à la préparation du procès.
« L'enquête se raffine. Au départ, ce qui est important c'est de rassembler des éléments qui vont permettre la comparution des suspects. Si les enquêteurs ont fait parler les gens, l'identité judiciaire fait parler les objets. Il faut préparer toute cette preuve pour la présenter à la cour. Des perquisitions ont été faites. Les enquêteurs continuent de rencontrer des témoins, des gens. On est aussi en soutien autant avec les parents des victimes endeuillées qu'avec les parents des suspects », explique Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Avec les médias sociaux, les enquêteurs font aussi face à des défis différents d'il y a quelques années. Si ces mêmes médias peuvent les aider à recueillir de la preuve, ils risquent aussi de leur nuire. «Un élément de difficulté, c'est qu'il faut vraiment être rapide pour aller rencontrer certains témoins pour ne pas que la diffusion de ce qu'ils ont à dire contamine d'autres témoins », note l'agent Letarte.
Les policiers ont également refait le trajet d'autobus suivi par les adolescents. Cachant leur arme de chasse, les deux jeunes ont emprunté pas moins de trois autobus pour se rendre jusque sur les lieux du drame.
Sur place, celui qui connaissait la plus jeune des filles s'est caché. L'autre a sonné à la porte. L'aînée a ouvert. Les deux accusés ont réussi à entrer. L'appel 911 a été lancé. La répartitrice a tout entendu de la suite des événements.
Les patrouilleurs ont accouru sur place croyant d'abord à un braquage à domicile, mais il était trop tard. S'ils prévoyaient d'abord tirer sur les policiers, les jeunes se sont plutôt rendus sans résistance. Ce crime a bouleversé toute la ville de Trois-Rivières, mais aussi les policiers. Même ceux qui ne se sont pas rendus sur place, a-t-on pu apprendre.
Ébranlée, la répartitrice a obtenu congé à la suite de cet appel funeste.