Francine Deslauriers a perdu la vie après avoir été happée par son véhicule qui venait d’être percuté par un camion.

La victime a été happée par son propre véhicule, selon la coroner

Trois-Rivières — Francine Deslauriers, 72 ans, de Trois-Rivières, a perdu la vie, le 17 septembre 2018, après avoir été happée par son propre véhicule, à la suite d’une collision avec un camion, peut-on lire dans le rapport de la coroner Sophie Régnière. La décision de Mme Deslauriers de sortir de sa voiture après la collision lui a été fatale, selon la coroner.

Vers 13 h 30, un camion semi-remorque effectuait une manoeuvre afin de livrer des matériaux sur un terrain de la rue Lauzon, à Trois-Rivières, près de la résidence de Mme Deslauriers. Au même moment, au volant de son véhicule, la septuagénaire reculait vers la rue. Alors que le camion s’est avancé pour se repositionner, son pare-chocs est entré en collision avec la portière du côté passager de la dame. Sa voiture a été poussée sur une distance de près de dix mètres. «Mme Deslauriers est sortie de son véhicule, elle est tombée, et elle a été happée par sa voiture qui continuait de se déplacer dans sa direction. Elle s’est retrouvée sous son véhicule qui a terminé sa route en heurtant la bande de trottoirs», peut-on lire dans le rapport.

Un voisin témoin de la scène a contacté les secours. Les pompiers ont procédé à la levée du véhicule pour la libérer. Selon la coroner, elle a été incarcérée pendant près de 20 minutes sous sa voiture. Malgré les manoeuvres de réanimation, son décès a été constaté peu de temps après son arrivée au centre hospitalier.

Le Service de police de Trois-Rivières, la Sûreté du Québec et Contrôle routier Québec ont tous mené une enquête à la suite de cet accident.

«Selon les rapports d’enquête, l’état de la chaussée, les infrastructures, l’éclairage, la météo, l’état des véhicules, la vitesse et le comportement du camionneur ne sont en cause», souligne la coroner. Le reconstitutionniste en scène d’accident et le contrôleur routier en sont venus à la conclusion que la voiture de Mme Deslauriers était dans l’angle mort du camionneur et qu’il n’avait donc pas pu la voir. Même chose à la suite de la collision.

La coroner précise aussi que la victime avait une prescription pour porter une prothèse auditive qui n’a pas été retrouvée. Il n’a pas été établi si elle la portait ou non. Si c’était le cas, il est possible de penser qu’elle aurait pu entendre le signal de recul du camion, et que par conséquent, elle ne se serait pas engagée dans la rue, écrit Me Régnière.

Il s’agit d’un décès accidentel, conclut la coroner. «Les dommages au véhicule de Mme Deslauriers sont mineurs et localisés du côté passager. Elle aurait été en sécurité à l’intérieur [du véhicule] qui se serait quand même immobilisé au même endroit, bloqué par la bande de trottoirs.»