La prison pour un multirécidiviste de l’alcool au volant

LA TUQUE — Pascal Désilets, un multirécidiviste de l’alcool au volant, a pris le chemin de la prison pour deux mois, mercredi. Il a admis avoir conduit son véhicule avec un taux d’alcool dans le sang supérieur à la limite permise, le 3 septembre 2016 à Parent, en Haute-Mauricie.

«Vous êtes un multirécidiviste, vous devez le saisir», a lancé le juge David Bouchard.

Le procureur de la Couronne avait demandé qu’on lui impose 90 jours d’emprisonnement tandis que l’avocat de l’accusé avait suggéré l’amende maximale de 5000 $.

«Je ne suivrai pas la suggestion de votre avocat. Cela pourrait laisser croire à la population en général que vous achetez vos peines. C’est fini ça», a indiqué le juge Bouchard.

«Il doit y avoir une gradation dans les sanctions. Vous avez déjà bénéficié à plusieurs reprises de peines d’amendes pour des infractions en semblable matière», a-t-il ajouté.

Le juge Bouchard a condamné l’individu à 60 jours d’emprisonnement et il devra verser une somme de 1500 $ qui sera redistribué à des organismes de la région. Il lui sera interdit de conduire pendant deux ans et il devra se soumettre à une probation de deux ans.

L’individu avait été arrêté au volant d’un véhicule de compagnie avec un enfant à bord alors qu’il avait 111 mg par 100 ml de sang alors que le taux maximal légal d’alcool pour la conduite est de 80 mg.

Le juge Bouchard n’a pas manqué de souligner que l’alcool au volant était encore un fléau dans la société et qu’il fallait continuer de dénoncer ces comportements-là.

L’individu en était à sa cinquième offense en semblable matière en tant qu’adulte. Il a été condamné récemment à 3000 $ d’amende au palais de justice de Shawinigan pour un événement remontant à 2015.

Dans son analyse, le juge a souligné comme facteur aggravant les antécédents judiciaires. Il a également pris en compte que l’homme est un aidant naturel pour sa conjointe et qu’il était un actif pour la société.

L’avocat de la défense avait mentionné dans sa plaidoirie comme facteur atténuant une accalmie de 13 ans dans le dossier de l’accusé. Un avis que n’a pas partagé le juge.

«Cela vous donnerait un statut supérieur comparativement à un citoyen ordinaire qui ne commet aucune infraction criminelle dans sa vie. C’est un élément neutre pour le tribunal.»