Le palais de justice de Trois-Rivières.

La prison dans la collectivité pour un entrepreneur

Une peine de 18 mois d'emprisonnement à être purgée dans la collectivité a été imposée mercredi à Anthony Dontigny pour une histoire de recel d'équipements.
Ce citoyen de Trois-Rivières est propriétaire d'entreprises de déneigement, d'émondage et d'entretien de gazon. En décembre 2016, il a plaidé coupable à une accusation de recel de deux tracteurs et de trois scies mécaniques. Il a aussi plaidé coupable à une accusation de recel d'une essoucheuse et a admis avoir commis deux méfaits publics.
Une perquisition policière a été menée en octobre 2014 pour un dossier de recel. L'information divulguée à ce moment par la police de Trois-Rivières faisait état de deux tracteurs rapportés volés. Les objets saisis valent plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Dontigny avait prétendu avoir été victime du vol d'une essoucheuse louée à une entreprise de Deux-Montagnes. L'équipement a été retrouvé lors de la perquisition de la police de Trois-Rivières. Il avait déclaré avoir été victime du vol d'un véhicule utilitaire. Le véhicule a aussi été saisi par la police.
Selon Me Marie-Ève Paquet, les crimes commis par Dontigny sont importants. Mais la procureure de la poursuite a ajouté mercredi au palais de justice de Trois-Rivières que l'individu s'est repris en main et qu'il possède plusieurs compagnies qui semblent bien fonctionner.
L'avocat de Dontigny, Me Jean-François Lauzon, a confirmé que les entreprises vont bien maintenant et a rappelé que les crimes ont été commis alors qu'elles étaient en démarrage. Son client s'est aussi engagé à honorer une facture de près de 5000 $ à un garagiste pour des travaux qui avaient été payés avec un chèque sans provision. 
La peine de 18 mois de prison à être purgée dans la collectivité est une suggestion présentée par les deux avocats au juge Jacques Trudel. Le président du tribunal estime que cette suggestion est appropriée.
«Vous êtes travaillant. Vous avez l'occasion de vous prendre en main en ne récidivant pas», a dit le juge Trudel.
En purgeant sa peine dans la collectivité, Anthony Dontigny sera en mesure de travailler et d'honorer ses engagements professionnels. L'homme de 28 ans devra respecter une probation de 18 mois et verser 1000 $ au centre Le Havre.