La maison d’un trafiquant saisie comme bien infractionnel

TROIS-RIVIÈRES — La résidence de Pascal Rocheleau, un trafiquant de stupéfiants de Parent, vient d’être saisie par le procureur général du Québec à titre de bien infractionnel. Au terme d’une audience tenue mardi, la juge Guylaine Tremblay a en effet conclu que cette maison d’une valeur de 52 000 $, payée 10 000 $ en 2017, avait été utilisée pour le trafic de stupéfiants, d’où l’ordonnance de confiscation.

À ce sujet, le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault, a expliqué que Rocheleau utilisait cette résidence de la rue de la Montagne dont il était le propriétaire pour cacher sa drogue et pour la revendre auprès de la communauté autochtone. Un système de caméras avait d’ailleurs été installé à l’extérieur de la maison.

Pascal Rocheleau est cet individu qui avait été arrêté en mai 2018 lors d’une importante opération policière au cours de laquelle pas moins de 18 000 comprimés de méthamphétamine, 400 grammes de cocaïne, 5500 grammes de cannabis et 11 500 $ en argent liquide avaient été saisis dans sa maison et son garage. La valeur de la drogue était de 89 000$.

Le prévenu avait par la suite plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation, notamment trafic de méthamphétamines, de cocaïne et de cannabis, ce qui lui avait valu 33 mois de prison.

L’accusé, qui compte des antécédents judiciaires en matière de drogues, d’arme à feu et de bris de probation, a certes voulu contester la demande de Me Thériault en prétendant qu’une confiscation serait démesurée dans les circonstances mais la juge Tremblay en a décidé autrement.

Notons que cette même maison avait été louée à James Perron pendant que l’accusé était en détention. Une perquisition effectuée en décembre 2018 avait permis d’y saisir 135 grammes de cocaïne, 11 250 pilules de méthamphétamine, 1900 grammes de cannabis et 700$ en argent. En avril dernier, James Perron avait lui aussi plaidé coupable à des infractions en matière de stupéfiants.