La justice et les faits divers en bref

Caroline Matte-Lefebvre est envoyée au pénitencier

Une récidiviste en matière d’incendies, Caroline Matte-Lefebvre a été condamnée, mercredi, à purger une peine de quatre ans et demi de prison pour une nouvelle série d’incendies criminels commis à Trois-Rivières en 2017.Le 1er octobre dernier, elle avait en effet mis le feu dans le parc Cédrika-Provencher. Le 8 octobre, elle avait sévi au Super C du boulevard du Saint-Maurice et dans une boîte à livres située sur la rue Saint-Paul. Trois jours plus tard, elle avait allumé un incendie dans un conteneur à déchets, près du Dollarama, voisin du Super C. Et enfin, le 12 octobre, elle s’en était prise à un immeuble de la rue Saint-François-Xavier, plus précisément l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. Elle avait alors été aperçue par un témoin. Peu de temps après, la police avait été en mesure de lui mettre la main au collet. Elle avait alors fait une déclaration dans laquelle elle avouait ses crimes.

Lors de son retour devant le tribunal en présence de son avocat Me David Edmunds, elle a donc plaidé coupable à cinq incendies criminels. Du même coup, elle a admis avoir causé des méfaits aux caméras de surveillance du Centre Le Havre le 21 août 2017.

Me Edmunds et Me Catherine Lemay à la Couronne ont suggéré à la juge Guylaine Tremblay qu’une peine de quatre ans et demi de prison lui soit imposée. Cette sentence tiendrait compte selon eux de ses problématiques de santé mentale bien qu’elle ait été déclarée responsable criminellement. Ils ont également pris en considération le fait qu’elle a plusieurs antécédents en semblable matière, et ce, depuis 2010. Sa plus récente peine remonte à 2013: elle avait alors été condamnée à 36 mois de prison.

Certes, les dommages causés par les feux de 2017 ne sont pas très importants, mais ils ont mis la sécurité du public en danger. La juge a d’ailleurs priorisé le facteur de protection de la population. Elle a donc entériné la suggestion de sentence.

Caroline Matte-Lefebvre devra donc purger 54 mois de prison. Compte tenu de sa détention préventive de huit mois, il lui reste 46 mois à faire.

L’ex-notaire Marie-France Garceau citée à procès

L’ex-notaire Marie-France Garceau a été citée à subir son procès sur toutes les accusations portées contre elle pour des fraudes et des vols, contrairement à son conjoint Robert Tremblay qui a été libéré des mêmes accusations.
Au terme d’une enquête préliminaire commencée lundi, le juge Jacques Trudel a en effet conclu, mercredi, que la preuve recueillie par le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, contre Mme Garceau était suffisante pour qu’un procès soit tenu.
On reproche notamment à celle-ci d’avoir commis un abus de confiance dans le cadre de son travail en détournant la succession d’une femme à son propre bénéfice sans y être autorisée. Elle est également accusée de fraude, de vols et d’utilisation d’une carte de débit à des fins frauduleuses.
Les faits seraient survenus entre le 18 octobre 2013 et le 21 février 2014. Elle aurait dilapidé une partie de la succession d’une femme, décédée accidentellement à l’âge de 83 ans le 8 juillet 2013. On parle ici de plusieurs
centaines de milliers de dollars. Cet argent aurait dû être versé à sa sœur mais celle-ci est décédée le 15 février 2014 à l’âge de 87 ans.
Marie-France Garceau, qui est représentée par Me Simon Gélinas, devra donc revenir devant le tribunal le 13 avril pour la suite des procédures. Son mari, Robert Tremblay, qui était défendu par Me Alexandre Biron, faisait face aux mêmes accusations sauf celle d’abus de confiance. Or, compte tenu de la preuve, l’individu a finalement été libéré des chefs qui pesaient contre lui, ce qui met fin aux procédures le concernant.

Incendies suspects dans le secteur Cap-de-la-Madeleine

La Sécurité publique de Trois-Rivières enquête sur au moins trois débuts d’incendies suspects dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Un premier incendie avait été allumé mardi dans le secteur de la rue Chapleau et avait déjà retenu l’attention des pompiers et des enquêteurs. Or, dans la nuit de mardi à mercredi, deux autres foyers d’incendies ont été allumés contre deux résidences, une sur la rue Saint-Édouard et l’autre sur Notre-Dame est, toujours dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Heureusement, dans les deux cas, personne n’a été blessé et les dommages ont été passablement limités. Selon le sergent Luc Mongrain de la Sécurité publique, le modus operandi entourant les trois événements pourrait être similaire, si bien qu’une enquête a été ouverte. Aucun suspect n’a toutefois été identifié pour le moment.