La justice en bref

La cause de Renée Toupin reportée

La cause de Renée Toupin, cette femme accusée d’avoir harcelé le chanteur Kevin Parent, a été reportée au 30 avril.

Une date d’enquête préliminaire devait être fixée, lundi, mais la procureure de la Couronne en charge de cette affaire, Me Catherine Lacoursière a expliqué au tribunal qu’elle n’avait pas encore été en mesure de rejoindre le chanteur pour s’assurer de ses disponibilités. Elle a donc demandé un peu plus de temps pour pouvoir le contacter, ce qui lui a été accordé par la juge Dominique Slater.

Dans cette affaire, l’avocat de la défense, Me Bertrand Jacob, conteste le renvoi à procès, d’où la tenue d’une enquête préliminaire visant à déterminer si la preuve est suffisante. C’est pourquoi le chanteur sera assigné à témoigner puisqu’il est le plaignant.

Renée Toupin est accusée de l’avoir harcelé à plusieurs reprises entre 2015 et 2017. Les événements seraient survenus le 24 juin 2015 à Val-Bélair, le 31 juillet 2016 à Carleton, le 10 février 2017 à Shawinigan et le 14 juillet 2017 à Joliette. Elle aurait profité de la tenue des spectacles de Kevin Parent dans ces villes pour le harceler.

Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois qu’elle s’approche du chanteur d’un peu trop près. Les premiers épisodes de harcèlement remontent à 2004. Elle s’était notamment introduite par effraction dans la résidence personnelle de Kevin Parent au milieu de la nuit pendant qu’il dormait pour lui faire des déclarations d’amour. En 2007, elle avait de nouveau récidivé, ce qui lui avait valu de la prison.

Or, la groupie a persisté à le harceler au fil des années en assistant à presque tous ses spectacles aux quatre coins du Québec. Elle lui a aussi offert une rose noire en lui précisant qu’il était l’homme de sa vie.

N’en pouvant plus, le chanteur avait de nouveau alerté les autorités policières en 2014. Par le biais d’une déclaration écrite, le chanteur avait fait savoir qu’elle se présentait aux gens comme étant sa conjointe. Le tribunal avait alors ordonné à la femme de se tenir loin du chanteur en vertu d’un engagement pendant une année. L’enquête préliminaire portera sur les gestes qui lui sont reprochés entre 2015 et 2017.

Marie-Lou Beauchamp-Filion: une enquête préliminaire le 23 juillet
C’est le 23 juillet que commencera l’enquête préliminaire de Marie-Lou Beauchamp Filion, accusée du meurtre prémédité de son enfant de deux ans.

Les audiences devraient durer trois jours. L’enquête préliminaire est l’étape qui précède le procès. Elle vise notamment à déterminer si la preuve est suffisante pour aller à procès.

Rappelons que la jeune femme, qui est défendue par Me Pénélope Provencher, est accusée du meurtre au premier degré de son enfant. Le drame était survenu dans un logement de l’avenue Cyr à Bécancour le 1er septembre 2017. Le bambin avait alors été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire. Au moment des faits, l’accusée était déjà suivie par un psychiatre pour une dépression à la suite d’une séparation difficile. Au terme d’une évaluation psychiatrique, elle avait été jugée apte à subir un procès. Depuis son arrestation, elle est demeurée incarcérée.