La justice en bref

Détention ordonnée pour Fanny Ouellette

Fanny Ouellette devra demeurer détenue pour la durée des procédures judiciaires intentées contre elle en lien avec des vols de cartes d’identité et de cartes de crédit de même que des bris d’engagements. 

Au terme d’une enquête sur caution, la juge Dominique Slater a conclu que la détention était nécessaire pour protéger la population, compte tenu du risque de récidive et des probabilités marquées de condamnation. Une ordonnance de non-publication demandée par l’avocate de la prévenue, Me Mélanie Bédard, nous empêche cependant de dévoiler le contenu de la preuve et des témoignages entendus lors de cette enquête. 

Rappelons que Fanny Ouellette, 36 ans de Trois-Rivières, fait face à plusieurs accusations de fraudes, vols et possession de plusieurs cartes de crédit et pièces d’identité à des fins frauduleuses pour des événements survenus entre décembre 2016 et février 2017. Elle a subi une enquête sur caution en lien avec ces présumés délits. 

Elle a également plaidé coupable à des délits de même nature commis en octobre 2016 à Saint-Hyacinthe. En compagnie d’une autre femme, elle avait en effet subtilisé des cartes de crédit et d’identité dans le vestiaire d’un centre sportif. Comme l’avait précisé la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, elle avait ensuite effectué 14 transactions de moins de 100 $ chacune dans six commerces différents de la même ville, et ce, en peu de temps. Deux de ses transactions avaient cependant été refusées.

Tous les dossiers ont été reportés au 6 mars.

Meurtre prémédité d'un enfant de deux ans: la cause reportée au 13 mars

La cause de Marie-Lou Beauchamp Filion, cette femme de 39 ans qui est accusée du meurtre prémédité de son enfant de deux ans, a été reportée au 13 mars au stade de l’orientation. 

Maintenant que la communication de la preuve est terminée dans cette affaire, l’avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, pourra alors prendre une position sur la suite des procédures et annoncer si sa cliente désire, par exemple, se prévaloir ou non de son droit d’avoir une enquête préliminaire avant la tenue d’un procès. La prévenue devrait d’ailleurs être emmenée au palais de justice par les agents de services correctionnels. 

Rappelons que Marie-Lou Beauchamp Filion est accusée du meurtre au premier degré de son enfant. Le drame était survenu dans un logement de l’avenue Cyr à Bécancour le 1er septembre. Le bambin avait alors été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire. Au moment des faits, l’accusée était déjà suivie par un psychiatre pour une dépression. Il semble que cette dernière vivait une séparation difficile avec le père de son enfant. Au terme d’une évaluation psychiatrique, elle avait été jugée apte à subir un procès.

Marie-Lou Beauchamp Filion