Une dizaine de citoyens, dont la soeur jumelle d’Hélène Martineau et sa fille, ont rencontré des enquêteurs de la SQ en lien avec la disparition de la dame d’Arvida.

La fille et la soeur d'Hélène Martineau rencontrent la SQ

L’une des filles d’Hélène Martineau et sa sœur jumelle sont débarquées, jeudi, au poste de commandement de la Sûreté du Québec (SQ) afin de rencontrer les enquêteurs du Service d’enquête des crimes contre la personne.

Une année jour pour jour après la disparition de la dame, les enquêteurs de la SQ se sont installés au coin de la rue Powell et du boulevard du Saguenay afin de recueillir des informations en provenance du public.

La SQ ne cache pas utiliser l’intérêt des médias envers cette disparition pour relancer l’intérêt du public qui aurait pu remarquer des choses inhabituelles lors de cette fatidique journée.

Hélène Martineau a été portée disparue le 12 avril 2017. Depuis ce temps, de nombreuses recherches terrestres ont été menées dans le secteur de la rue Montgomery, à Arvida, et dans les sentiers du Manoir du Saguenay, où la dame avait l’habitude de se rendre. 

Des plongeurs de la SQ ont été mis à contribution afin d’explorer la rivière Saguenay (près du pont d’aluminium) et d’autres cours d’eau. Un hélicoptère a aussi été utilisé pour voir quelque chose qui n’était pas visible lors des recherches sur la terre ferme. 

Visite

Selon les informations obtenues, à l’occasion de la sixième présence du poste de commandement de la SQ à Arvida, une dizaine de personnes se sont présentées, mais aucun détail des discussions n’a filtré. 

La sœur jumelle de Mme Martineau, qu’elle devait visiter l’an dernier dans l’Ouest canadien, et l’une des filles de la disparue se seraient pointées au poste de commandement.

« Je ne peux rien confirmer à ce sujet ou sur l’identité des gens qui sont venus voir les enquêteurs », a d’abord mentionné Hugues Beaulieu, porte-parole de la SQ pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Ce que je peux dire, c’est qu’une dizaine de personnes se sont arrêtées. Mais je ne peux en dire davantage sur l’objectif de leur présence », a-t-il ajouté.

Le sergent Beaulieu a précisé que le service de police enquête toujours sur une disparition, mais indique qu’aucune hypothèse n’est mise de côté, que ce soit un geste volontaire (suicide), un enlèvement ou un meurtre.

Le sergent Hugues Beaulieu, de la SQ, confirme que les enquêteurs travaillent toujours sur une disparition, mais qu’aucune autre hypothèse n’est mise de côté.

Enlèvement

Le dossier d’Hélène Martineau retient beaucoup l’attention des citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis une année. 

Il faut dire que son conjoint, Michel Larouche, a multiplié les interventions auprès des médias, ce qui a contribué à faire parler de l’affaire. 

Dans une entrevue accordée au journal Le Quotidien, l’an dernier, il avait laissé voir que Mme Martineau avait pu être victime d’un acte criminel comme un enlèvement.

« Ça demeure toujours une hypothèse. Il est possible que madame ait été enlevée par une personne mal intentionnée », soumet M. Beaulieu.

Par contre, selon des recherches effectuées par Le Quotidien auprès des policiers d’expérience de la région (qui compte plusieurs années d’ancienneté), il n’y aurait eu aucun enlèvement gratuit (sans raison valable) sur le territoire de Saguenay au cours des 25 à 30 dernières années. 

Pour le territoire de la SQ, certains se souviennent d’une danseuse nue enlevée et assassinée. 

« Les seuls cas où nous entendons parler d’enlèvement, cela a un lien, habituellement, avec des agressions sexuelles », précise le sergent.

Personne n’écarte non plus la possibilité que Mme Martineau ait pris la décision de poser un geste volontaire. Des rumeurs ont circulé voulant que la dame souffrait d’une dépression et que le couple se trouvait en instance de séparation.

Quant à un meurtre, la SQ ne met pas de côté cette hypothèse, mais on ne cache pas que ça prend un mobile pour en arriver là. 

Michel Larouche, qui a subi le test du polygraphe (détecteur de mensonges) et qui l’aurait échoué, a lui-même mentionné qu’il était le suspect principal aux yeux de la Sûreté du Québec dans la disparition de sa conjointe.

Mais jusqu’à présent, 365 journées après la disparition, ni les policiers ni la famille n’ont trouvé trace d’Hélène Martineau.

« Certaines choses ont avancé. Le travail des enquêteurs se fait continuellement depuis que nous sommes entrés au dossier. Et il ne faut pas oublier que les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) avaient aussi effectué des recherches dans les heures et les jours qui ont suivi la disparition », a souligné Hugues Beaulieu.