Photo: Francois Gervais 29/04/15. TR, Palais de justice. Olivier Charriere accuse de fraude

La défense suggère la prison dans la collectivité pour Olivier Charrière

Trois-Rivières — La défense réclame qu’une peine de prison dans la collectivité soit imposée à Olivier Charrière pour le vol de grains et des fraudes envers des producteurs.

Dans sa plaidoirie, Me Miguel Mpetsi-Lemelin soutient en effet que son client perdra sa capacité de rembourser les victimes s’il est emprisonné. Même s’il a présentement un emploi au sein de l’entreprise Luthi Grains et qu’il gagne des bons salaires (365 479 $ en 2016), il n’aurait aucun actif financier.

On sait que dans cette cause, le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, souhaite qu’une peine de quatre ans de prison soit imposée à Olivier Charrière mais qu’en plus, il soit condamné à rembourser les victimes pour un montant de l’ordre de 700 000 $.

Et c’est dans le but de forcer ces dédommagements que la Couronne propose aussi au juge des amendes compensatoires concurrentes pour les produits de la criminalité évaluées à 650 000$. À défaut de les payer, Charrière devrait purger quatre ans de prison supplémentaire.

Olivier Charrière s’est dit prêt à rembourser les producteurs bien que les montants exacts seront de nouveau évalués par les parties.

C’est pourquoi son avocat a insisté sur l’importance de ne pas l’envoyer en prison mais plutôt de lui imposer une peine dans la collectivité assortie d’une probation. Les exemples soumis en fonction de la jurisprudence tournaient autour de deux ans.

Il a rappelé que les gestes qui lui sont reprochés avaient été commis il y a 10 ans, qu’il était toujours demeuré un actif pour la société, qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire et que les conséquences avaient été très importantes pour lui aussi puisqu’il avait tout perdu.

On lui reproche d’avoir profité de ses activités de courtage agricole au sein de son entreprise Les Élévateurs de la Rive-Nord, pour vendre le grain que les producteurs lui laissaient en consignation, flouant ainsi 25 personnes en 2008 et 2009.