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La prochaine étape est la plaidoirie des avocats.
La prochaine étape est la plaidoirie des avocats.

La contre-preuve de la Couronne est close au procès de François Asselin

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
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Le dernier droit du procès de François Asselin, cet homme accusé du double meurtre de son père et de son collègue de travail ainsi que d’outrage à leur cadavre, va bientôt s’amorcer avec les plaidoiries des avocats.

La juge Manon Lavoie a en effet libéré le jury pour une durée indéterminée en fin de matinée mardi. Le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, venait alors d’annoncer que la contre-preuve était close avec la fin du témoignage du psychiatre légal, le Dr Sylvain Faucher, suivi du contre-interrogatoire de la Défense.

L’expert était venu expliquer au jury que selon son évaluation, il était improbable que l’accusé ait souffert d’un trouble mental lors des meurtres survenus en mai 2018. Il croit plutôt que son jugement a été affecté par sa consommation de drogue. Son témoignage est donc venu clore la bataille d’experts qui s’est tenue en cour depuis la semaine passée.

Rappelons que la Défense a fait entendre deux experts pour soutenir sa thèse voulant que l’accusé était atteint de troubles mentaux lors des meurtres et qu’il devrait donc être déclaré non criminellement responsable.

La psychiatre Marie-Frédérique Allard avait ainsi conclu que l’accusé souffrait d’un trouble psychotique. Même son de cloche du côté de la psychologue Julie Dame qui avait détecté chez l’accusé une structure psychotique avec une tendance paranoïde.

La Couronne avait ensuite présenté sa contre-preuve. Outre le Dr Faucher, elle avait fait entendre le neuropsychologue William Pothier, qui avait indiqué que François Asselin avait le profil d’une personnalité antisociale avec des éléments narcissiques et paranoïdes, et non pas celui d’un individu souffrant d’un trouble psychotique.

Les prochaines étapes vont se faire sans la présence du jury alors que des requêtes en droit devront être débattues. Le jury sera informé lorsque sa présence en cour sera requise au stade des plaidoiries.