Alexis Vadeboncoeur

La cause d'Alexis Vadeboncoeur est reportée au 1er mars

Shawinigan — L’enquête sur détention d’Alexis Vadeboncoeur en lien avec des menaces qu’il aurait proférées à un étudiant du Carrefour formation Mauricie a été reportée.

La semaine dernière, peu de temps après sa comparution au palais de justice de Shawinigan, le suspect a en effet décidé de changer d’avocat. Il a renoncé aux services de Me Yvan Braun, lui préférant ceux proposés par Me André Melançon. Ce dernier a eu une longue rencontre avec son client, lundi matin, dans les cellules du palais de justice. Au terme de celle-ci, il a demandé à ce que l’enquête sur caution soit fixée au 1er mars.

Le 18 février dernier, alors qu’il entamait sa première journée au Carrefour formation Mauricie, Alexis Vadeboncoeur aurait menacé un élève âgé de 18 ans. Selon les policiers qui l’ont arrêté, il était même en possession d’un couteau. Son véhicule et un logement de la rue Georges à Shawinigan avaient ensuite été perquisitionnés. Une imitation d’arme de poing avait été trouvée dans son véhicule. Les enquêteurs avaient aussi mis la main sur une quarantaine de grammes de cannabis. Il avait donc été accusé d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles, d’avoir eu en sa possession un couteau dans un dessein dangereux ainsi qu’une arme à feu alors que cela lui était interdit, de vente de cannabis et de possession dans le but d’en faire le trafic.

Compte tenu de ses antécédents judiciaires, la Couronne s’était opposée à sa remise en liberté.

Vadeboncoeur est bien connu pour ses frasques judiciaires et plus précisément pour son arrestation filmée le 2 février 2013 à la suite d’un vol qualifié dans une pharmacie. Les quatre policiers de Trois-Rivières qui avaient procédé à cette arrestation avaient par la suite fait face à la justice: trois d’entre eux avaient été acquittés alors que le quatrième avait été déclaré coupable de voie de fait simple.

Pour sa part, Vadeboncoeur avait été condamné à purger une peine de quatre ans et demi de prison après avoir plaidé coupable, en avril 2014, à plusieurs accusations dont deux vols qualifiés dans la même pharmacie du boulevard des Récollets, à Trois-Rivières. Libéré d’office après avoir purgé les deux tiers de sa peine en mars 2017, sa liberté avait été révoquée en décembre de la même année en raison de sa condamnation pour possession de cannabis, ce qui lui avait valu 30 jours supplémentaires de prison.