Condamné pour fraudes, Kevin Gosselin-Robitaille sera bientôt libéré.

Kevin Gosselin-Robitaille bientôt libéré

Kevin Gosselin-Robitaille sera libéré d'office d'ici le 23 mars. Celui qui a écopé d'une peine de quatre ans de prison pour des fraudes qui s'élèvent à près de 4 millions $ s'est toutefois vu imposer des conditions par la Commission des libérations conditionnelles.
Il devra ainsi fournir toute l'information sur ses revenus, dépenses, dettes, opérations financières et bancaires. Il devra conserver un emploi rémunéré, en chercher un activement ou poursuivre ses études. Il devra aussi s'abstenir de communiquer avec ses victimes ou leur famille. Finalement, il devra participer à des séances de counseling psychologique. Il devra respecter ces conditions jusqu'à la fin de sa peine en décembre 2014.
La Commission a pris cette décision après analyse des facteurs ayant contribué à son comportement délinquant soit «l'appât du gain facile et rapide, des valeurs antisociales et délinquantes, l'oisiveté, le goût du luxe et la recherche de prestige». «Compte tenu de la nature et des circonstances de votre criminalité, le non-respect de ces conditions spéciales présenterait un risque inacceptable de récidive», souligne la Commission dans sa décision.
Rappelons que de novembre 2005 à novembre 2009, Kevin Gosselin-Robitaille avait fraudé une quinzaine de personnes dont plusieurs producteurs agricoles de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de l'Estrie. Il se présentait comme un haut fonctionnaire du gouvernement fédéral. Ces fraudes lui avaient permis de mener un grand train de vie. Il avait notamment déboursé la somme de 20 000 $ pour se rendre de Trois-Rivières à Montréal en jet privé.
Kevin Gosselin-Robitaille avait bénéficié d'une semi-liberté en 2013, mais elle avait rapidement été révoquée parce qu'il avait menti à son agent de probation.