Keven Paillé a été agressé mortellement en prison.

Keven Paillé tué en prison

Trois-Rivières — Keven Paillé, ce Trifluvien de 36 ans bien connu des milieux policiers pour son lourd passé judiciaire en matière de violence, a été tué, jeudi soir, par un codétenu au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines.

Son décès a été constaté à l’hôpital. La Sûreté du Québec, qui s’occupe de l’enquête, n’a pas voulu donner de plus amples détails sur la façon dont il est mort, parlant d’une agression armée survenue lors d’une altercation entre détenus.

La sergente Éloïse Cossette, porte-parole pour la SQ, a confirmé que le codétenu en question a été arrêté. Il s’agit d’un homme de 35 ans, connu à Montréal pour des meurtres. Il devrait comparaître lundi au palais de justice de Saint-Jérome pour répondre à une accusation de meurtre.

En septembre dernier, Keven Paillé avait été déclaré délinquant dangereux et condamné du même coup à purger une peine de prison d’une durée indéterminée pour avoir poignardé deux hommes en septembre 2014.

Sans aucune raison, il avait en effet asséné des coups de couteau à deux individus qui parlaient à sa mère dans un immeuble de la rue Hart à Trois-Rivières. Selon des témoins, Paillé était alors complètement intoxiqué. Il avait piqué l’un des deux hommes au cou à deux reprises. L’autre avait pour sa part reçu trois coups: deux au cou et un autre dans le dos.

Mais ses antécédents judiciaires ne s’arrêtent pas là. Entre 1997 et 2014, il avait été condamné pour 48 infractions criminelles. Toutefois, ce sont surtout le nombre et la gravité des infractions impliquant l’usage de violence qui retenaient l’attention. On parle ici d’agressions, de vols qualifiés, de menaces et de voies de fait souvent armées d’un couteau.

En mai 2011, il avait notamment été condamné à 15 mois d’emprisonnement pour une agression au couteau dans un appartement de la rue Radisson. La victime avait été atteinte à cinq reprises.

En 2012, il s’en était même pris à sa mère alors qu’il était de nouveau sous l’effet des stupéfiants en menaçant de la couper en rondelles et de la pendre au bout d’un clocher.
Il s’est déjà livré à des voies de fait contre un codétenu et avait participé à une émeute à Trois-Rivières.

Pour ses nombreux crimes dont certains sans mobile apparent, il avait donc été déclaré délinquant dangereux.

Toutefois, on avait aussi tenu compte de son comportement, du risque toujours marqué de récidive, de son absence de collaboration et de responsabilisation.  
L’évaluation psychologique qui avait été faite sur son degré de dangerosité révélait qu’il ne souffrait d’aucune psychopathologie ou trouble de santé mentale. Le psychologue l’avait plutôt décrit comme un être hostile, malhonnête, irresponsable, impulsif et négligent.